Saint Jean le Silentiaire ou l'Hésychaste

Une date significative

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Franz Le Guen

ROME, vendredi 7 décembre 2012 (Zenit.org) – Dans le nouveau martyrologe romain, saint Jean le Silentiaire, évêque (454-558), est inscrit le 7 décembre, comme chez les Grecs. Une date choisie par souci œcuménique et parce qu'on ne connaît pas la date de sa mort, de sa "naissance au ciel".

Arménien de Nicopolis, il n'avait pas vingt ans lorsqu'il fonda un premier monastère, sur les deniers de son héritage. Puis il fut appelé à être évêque de Colonie. Pourtant, il renonça à sa charge au bout de dix ans, pour éviter d'entrer en conflit avec son beau-frère qui n'était autre que le gouverneur du pays.

Il se retira alors comme humble serviteur de ses frères à la "laure" de Saint-Sabas (que nosu avons fêté le 5 décembre), aux portes de Jérusalem, où il s'éteindra, à 104 ans, dont 76 de vie monastique, dans une rude solitude et un extraordinaire silence, ce silence qui habite le désert de Juda. Et qui lui a valu son surnom.

Son autre surnom "l'Hésychaste" dit à peu près la même chose. En grec, l'hésychasme est une spiritualité dont le nom vient du mot hesychia, qui signifie « l'immobilité, le repos, calme, le silence ». Cette mystique de la tradition de l'Eglise orientale a aussi donné le verbe hesychadzo qui signifie : « être en paix, garder le silence ». Elle vise en effet la paix de l'âme ou le silence en Dieu.

Selon les pères du dernier synode, ce silence constitue un fondement indispensable à ... la nouvelle évangélisation. Et aujourd'hui il n'est plus réservé aux moines, mais il caractérise la vie intérieure de tout baptisé qui vit en présence de Dieu au coeur du monde.