Saint Valentin, trait d’union entre Catholiques et Orthodoxes

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CITE DU VATICAN, Mercredi 22 Janvier 2003 (ZENIT.org) – Un petit signe de cette détente entre Moscou et Rome: l’évêque de Terni, en Italie, Mgr Vincenzo Paglia, a décidé de remettre au patriarche de Moscou une relique du saint de son diocèse, le patron des amoureux, saint Valentin, martyr des premiers siècles, vénéré aussi par les Orthodoxes, rappelle Radio Vatican.



Face aux graves problèmes surgis des menaces de guerre, de l’identité de l’Europe unie, des manipulation génétiques, l’humanité attend justement des chrétiens une parole commune d’espérance: Mgr Paglia a souligné cette prise de conscience dont il témoigne après une rencontre avec le patriarche Alexis II et le métropolite Kirill, à Moscou.

Mgr Paglia, membre des premières heures de la communauté Sant’Egidio, a en effet apporté lui-même à Moscou ces précieuses reliques. « J’ai dit au patriarche, a-t-il confié à Radio Vatican, que nous voulons nous unir à la foule des martyrs qui représentent justement l’Eglise unie, afin de pouvoir, à leur exemple, renforcer le chemin d’unité, chemin qui peut actuellement sembler particulièrement difficile, mais qui requiert justement pour cette raison une audace encore plus grande ».

Mgr Paglia se trouvait à Moscou au moment où les relations se sont tendues avec Rome. Il y a vu une invitation « à faire prévaloir l’amour, la rencontre, en cherchant dans la franchise et dans la fraternité à aplanir ce qui rend ce chemin plus ardu ».

Il remarque que « les media russes – télévision, journaux – ont vraiment été impressionnants, extraordinaires, dans leur façon de manifester leur désir de voir s’installer un climat plus favorable. Cela doit pousser les différentes communautés à faire prévaloir ensemble les droits de chacun, par l’amour, la concorde, la compréhension réciproque ».

A propos du passé récent de l’Eglise russe, l’évêque italien souligne: « Nous ne pouvons pas oublier qu’il y a eu la persécution, pour les orthodoxes et pour les catholiques. Il est juste que chacun défende ses droits et que les catholiques les défendent. Mais d’autres part, nous devons nous dépasser dans l’amour, c’est ce que nous demande l’Evangile. Et le magistère, notamment de notre pape, ne cesse de parler de communion et d’amour ».