Salésiens : Un "calendrier 2003" axé sur les urgences des jeunes dans le monde

Présentation par Don Chavez

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CITE DU VATICAN, Jeudi 7 novembre 2002 (ZENIT.org) - "Investissons dans les jeunes, globalisons l'engagement pour l'éducation et nous préparerons pour notre planète un avenir vivable": le Recteur Majeur des Salésiens terminait ainsi sa présentation, dans le "Bulletin Salésien" du Calendrier 2003, axé sur les nombreux défis auxquels sont confrontés les jeunes, indique l'agence religieuse Vidimus Dominum, VD.



C'est tout à fait fortuitement que le "Calendrier" est envoyé aux abonnés du Bulletin en coïncidence avec le Forum Social Européen réuni à Florence du 6 au 9 novembre pour étudier une société alternative à celle de la globalisation des marchés.

Et don Chavez, reprenant les réflexions mûries par son prédécesseur don Vecchi, descend dans l'arène pour donner des contenus à la globalisation alternative et humaniste, que tant de mouvements pacifistes cherchent à formuler au milieu d'innombrables difficultés.

"Don Bosco - écrit don Chavez - s'est senti appelé par Dieu à soigner des jeunes, notamment les plus pauvres, les plus nécessiteux et les plus à risque. Il s'agissait à cette époque-là d'une pauvreté sociologique, fruit de la révolution industrielle naissante qui provoquait l'abandon de la campagne et l'émigration vers les villes, pour chercher un emploi là où il y en avait, même s'il fallait subir une condition d'exploitation et de choc culturel brutal.

Aujourd'hui, par contre, on parle des nouvelles pauvretés des jeunes pour indiquer toutes ces situations d'abandon où ils peuvent se trouver ou tomber. Reste, en tout cas, le fait que la pauvreté socioéconomique est la plus grave, parce qu'elle est toujours précédée, accompagnée ou suivie par d'autres formes de pauvretés inimaginables. Hélas, là comme dans tant d'autres choses, la réalité dépasse l'imagination.

Le calendrier salésien 2003 est un appel pressant à regarder la réalité des jeunes avec le cœur de Don Bosco, à ne point rester inactifs, mais à chercher des réponses audacieuses aux nouveaux défis qu'implique ce monde globalisé, qui a besoin de globaliser la solidarité, les droits de tous les gens, ainsi que le développement".

C'est ainsi que naît l'engagement à répondre, mois par mois, à l'appel lancé par les enfants de la rue, les enfants soldats, le victimes du tourisme sexuel, les travailleurs réduits en esclavage, les enfants "de personne", les détenus, les donneurs d'organes malgré eux, les pauvres et les marginaux, les réfugiés et les orphelins, les malades, les errants ou ceux qui vivent carrément dans les égouts.
(c) VD