Santé: Mgr Barragan dénonce le réveil de la mentalité néo-maltusienne contre la vie

Le Saint-Siège à Genève

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CITE DU VATICAN, Mardi 21 mai 2002 (ZENIT.org) - Mgr Barragan dénonce le "réveil de la mentalité néo-maltusienne contre la vie" lors de l´assemblée sur la Santé à Genève.



Mgr Javier Lozano Barragán, président du conseil pontifical pour la Pastorale de la Santé, est intervenu, le 15 mai, en tant que chef de la délégation du Saint-Siège, à la 55e Assemblée mondiale sur la Santé qui s´est tenue du 13 au 18 mai à Genève.

"Il faut signaler, déplorait Mgr Barragan, un net réveil de la mentalité néo-maltusienne contre la vie, étant donné que vie et santé s´identifient, ce que l´on constate notamment dans les projets de santé reproductive pour le tiers monde. On y présente la contraception comme un élément de la qualité de la vie, et on en arrive dans certains pays à légaliser l´euthanasie".

Parmi les risques pour la santé, Mgr Barragan ajoutait: "Nous ne pouvons pas oublier non plus la pollution, la faim, les guerres ou les catastrophes naturelles".

Mgr Barragan partait des chiffres, en soulignant "les grands risques que court actuellement la santé: 17 millions de personnes meurent chaque année de maladies infectieuses ou de malnutrition, 2,7 à cause du SIDA, 2,2 millions de diarrhée, 1,7 de tuberculose et 1 million de paludisme".

Il évoquait en outre "les morts pour tabagisme et alcoolisme, du cancer, de maladies dégénératives ou à cause d´un mode de vie incorrect, du manque d´hygiène, de la drogue, d´accidents, de l´abus ou du manque de médicaments à cause de leur coût, de maladies mentales, sans parler de l´accroissement des dépressions".

Enfin, Mgr Barragan diagnostiquait le danger représenté par ce qu´il appelle "l´unification microbienne du monde": car "les maladies infectieuses se diffusent à cause de la grande mobilité des populations, riches comme pauvres. Virus et bactéries n´ont plus de frontières".