Satisfaction des évêques de l’AMECEA pour le Sommet des Grands Lacs

« On peut commencer à guérir les blessures des guerres »

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ROME, Lundi 18 décembre 2006 (ZENIT.org) – « On peut commencer à guérir les blessures des guerres et à regarder vers l’avenir » : Fides annonce ainsi que les évêques de l’AMECEA expriment leur satisfaction pour le Sommet des Grands Lacs.



« Nous désirons exprimer notre satisfaction aux chefs d’Etat et de Gouvernement de la région des Grands Lacs pour l’initiative qu’ils ont eue de se réunir pour réfléchir et discuter sur les questions d’intérêt commun ». Ainsi les évêques de l’Association des Membres des Conférences Episcopales d’Afrique Orientale (AMECEA) se félicitent-ils pour la Seconde Conférence Internationale sur les Grands Lacs de Nairobi qui s’est terminée hier, 15 décembre, par la signature d’un accord pour promouvoir la sécurité, la stabilité, et le développement de la région (cf. Fides 15 décembre 2006).

« La présence du représentant du Saint-Siège et le message du Saint-Père montrent de façon évidente combien le Saint-Père est proche de la Région des Grands Lacs » affirment les évêques. « Inspirés par le message du Saint-Père, nous sommes profondément convaincus que notre région a besoin d’une paix durable, de sécurité, de stabilité politique et d’un développement soutenu ».

« A cause de la violence qui a causé la perte de vies humaines, certaines populations restent divisées et sans espérances - poursuit le message. A présent l’initiative de nos chefs d’état et de gouvernements offre la possibilité d’entamer un processus de guérison, que l’Eglise appuie totalement en s’engageant à conduire nos populations au pardon et à la réconciliation, dans l’intérêt de la coexistence pacifique, actuelle et future ».

Les évêques demandent aux chefs de la région d’« assurer une distribution équitable des ressources et de prévoir et de prévenir les situations négatives futures ». Le Pacte de sécurité signé hier semble aller ensuite dans la direction souhaitée par les représentants de l’Eglise catholique. L’accord prévoit en effet la renonciation de la part des contractants à interférer dans les événements de leurs voisins, la lutte contre l’exploitation illégale des ressources de la région et le désarmement des formations irrégulières encore présentes dans la région. Enfin la création d’un fond spécial pour promouvoir le développement des pays contractants est prévue.