Savoir aller à la rencontre de l'autre, par Grégorios III

Synode de l'Eglise grecque-melkite catholique

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ROME, lundi 6 février 2012 (ZENIT.org) – « Savoir aller à la rencontre de l’autre », c'est l'exhortation du patriarche Grégorios III qui rappelle la condamnation de toute violence par les patriarches d'Orient. 

Le patriarche grec-melkite catholique d’Antioche et de tout l’Orient d’Alexandrie et de Jérusalem, exprime ce vœu à l'occasion du synode de l’Eglise grecque-melkite catholique (6-8 février 2012).

Ce synode réunit à la résidence patriarcale de Raboué (Liban) l’ensemble des éparques des éparchies du territorial patriarcal (Syrie, Liban, Egypte, Terre Sainte, Jordanie) et de la diaspora. C’est un synode électoral qui devrait pourvoir aux sièges de Tripoli (Archiéparchie de Tripoli – Liban), de Khabab (Métropole de Bosra et Hauran – Syrie) et de Homs (Métropole de Homs, Hama et Yabroud), déclarés vacants.

Le patriarche Gregorios III a médité l’office de la fête de la Présentation comprise comme « la première rencontre, hypapante », du Christ « avec son peuple en la personne de Siméon ». « Aujourd’hui celui qui donna jadis la Loi à Moïse s’abaisse devant les préceptes de la Loi, s’étant pour nous fait semblable à nous dans son amour des hommes… Celui que… les Esprits supplient avec tremblement est reçu ici-bas dans les bras corporels de Siméon et celui-ci proclame l’Union de la Divinité avec les hommes », a expliqué le patriarche.

« Hypapante ; la rencontre. Ce nom donné à la Présentation de Jésus au Temple est propre au rite grec-melkite catholique, a-t-il fait remarquer. Cette fête est un véritable appel à la rencontre. Un appel au dialogue dans chacun de nos pays arabes. Au Liban où s’ouvre le Saint-Synode de notre Eglise. En Egypte où la discorde déchire le pays et où le sang continue à couler. En Syrie où le sang coule et où plus que jamais nous avons besoin de dialogue et de concertation. Concertation et dialogue de toutes les parties en Syrie et en dehors de là Syrie. »

Le patriarche, souligne un communiqué du patriarcat, « n’a eu de cesse d’aller à la rencontre et d’appeler les responsables à aller à la rencontre, à l’écoute de leurs peuples rappelant, comme dans As-Asharq Al-Awsat, du 8 janvier dernier, que « les Chrétiens ne peuvent être inféodés à aucun régime » et que lui, Gregorios III, soutient les revendications des peuples ».

Ces appels ont été constants, ajoute la même source, « en particulier pour deux des pays du territoire patriarcal, l’Egypte et la Syrie ».

La célébration de l’Hypapante est l’occasion « de rappeler l’appel » signé le 15 décembre 2011 par les trois patriarches ayant leurs sièges à Damas – S.B. lgnace IV Hazim, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient des Grecs orthodoxes, S.S. Mar lgnace Zakka ler lwas, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient des Syriens orthodoxes, et S.B. Gregorios III Laham, Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem, des Grecs-Melkites catholiques.

Cet appel voulait montrer « la voie à suivre pour mettre en route les revendications des peuples de Syrie et d’ailleurs ». Il disait notamment : « Les patriarches expriment le souhait fervent que la Syrie se rétablisse de ses blessures; et pour la réconciliation de ses fils entre eux, dans l'amour, la tolérance, la coopération et la sagesse, donnant la préférence au bien de la Patrie par rapport à tout autre intérêt, avec le retour à leurs racines, à leur patrimoine, à leur conscience, à leur confiance dans les échanges réciproques, et en la solution de leurs problèmes par eux-mêmes… » Ils « ont rejeté le recours à la violence de quelque forme que ce soit… »