Science et foi tendent vers la civilisation de l'amour, par Mgr Zimowski

Premier colloque scientifique international, à Lourdes

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Anne Kurian

ROME, vendredi 8 juin 2012 (ZENIT.org) – La science et la foi tendent toutes deux vers la civilisation de l’amour, affirme Mgr Zimowski, et elles contribuent toutes deux au service de l’humanité : pour cela, elles doivent être « alliées ».

Mgr Zygmunt Zimowski, président du Conseil pontifical pour la pastorale des services de santé, est intervenu ce matin, 8 juin, sur le thème « Science et foi » au cours du colloque "Que signifie guérir aujourd'hui ?", qui a lieu les 8 et 9 juin 2012, à Lourdes.

Ce colloque scientifique international est une première à Lourdes. Il est organisé par le Bureau des constatations médicales de Lourdes, en coordination avec le Comité médical international de Lourdes et sous l'égide du Conseil pontifical pour les services de santé, dans le cadre du 20ème anniversaire de la Journée mondiale du malade, voulue par le bienheureux Jean-Paul II.

Il s'agit notamment, précise un communiqué des sanctuaires, « d'envisager ce que signifie guérir aujourd'hui sous l'angle de la raison et de la science, en lien - et non en opposition - avec l'influence de la foi et de la prière sur la santé humaine ».

La science et la foi, a déclaré Mgr Zygmunt Zimowski ce matin, « tendent chacune à leur façon vers la “civilisation de l’amour” » où prévalent « la vérité, et la cohabitation pacifique ».

Les deux, a-t-il poursuivi, « sont appelées à contribuer activement au service de l’humanité, dans la concorde, le dialogue, et le soutien réciproque ». Ainsi, elles « peuvent et doivent devenir alliées » alors que « trop souvent elles ont affiché une attitude de distance, de méfiance, ou même d’opposition ».

Science et foi sont « alliées », a-t-il précisé, car elles sont «provocation et soutien» l’une pour l’autre : «La science, a-t-il expliqué, pousse le croyant à cultiver l’intelligence, surtout lorsqu’il réfléchit à la réalité la plus insaisissable et indescriptible: Dieu ». A son tour, «la foi est pour le scientifique une invitation permanente à aller plus loin, à regarder l’homme, la réalité et l’histoire, avec la conscience qu’il existe, au-delà du monde des phénomènes, un niveau qui transcende les prévisions scientifiques ».

La référence principale, a souligné par ailleurs l’archevêque, que ce soit pour la foi ou la science, doit être « l’homme » : sa dignité, son bien-être, sa réalisation.

Une trentaine de spécialistes sont présents. Parmi les participants, le professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine 2008, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, le P. Horacio Brito, recteur des Sanctuaires de Lourdes, et M. Jean-Pierre Artiganave, maire de Lourdes.