Séisme en Turquie : Benoît XVI appelle à la solidarité avec la population

Destructions dans l'Est du pays, dans la région de Van

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ROME, mercredi 26 octobre 2011 (ZENIT.org) – Benoît XVI lance un appel à la solidarité avec la population turque frappée dimanche, 23 octobre, par un violent séisme.

Le tremblement de terre a fait plus de 460 victimes et plus d’un millier de blessés, dans la région de Van, dans l’Est du pays.

Au terme de la liturgie de la Parole qui a remplacé l’audience, en préparation au pèlerinage d’Assise, demain, 27 octobre, le pape a déclaré :

« Chers frères et sœurs, avant de vous saluer dans les diverses langues, je commence par un appel. En cet instant, ma pensée va aux populations de Turquie durement frappées par le tremblement de terre qui a provoqué de graves pertes en vies humaines, de nombreux disparus et des dommages considérables », a dit Benoît XVI au terme de la Liturgie de la Parole qu’il a présidée ce mercredi matin, en la salle Paul VI du Vatican, en préparation à la rencontre d’Assise.

Le pape invite les catholiques à s’unir à ses prières « pour ceux qui ont perdu la vie » et à être « proche spirituellement de tant de personnes si durement éprouvées ».

Benoît XVI prie spécialement pour les secouristes : « Que le Très-Haut apporte son soutien à tous ceux qui sont engagés dans les opérations de secours. »

C’est en effet une véritable course contre la montre dans laquelle se sont engagés les sauveteurs. Plus le temps passe, plus la probabilité de trouver des survivants faiblit. Dans un moment si dramatique, la solidarité a dépassé les divisions. La Turquie a accepté officiellement l’aide de divers pays, dont notamment Israël : un geste qui constitue un signal important de détente entre Tel Aviv et Ankara.

Le père Domenico Bertogli, qui vit depuis 45 ans en Turquie et qui est curé à Antioche, a commenté les évènements au micro de Radio Vatican après l’appel du pape : « Face à la souffrance, à la mort et à la destruction, la première chose c’est de renverser ces barrières idéologiques des problèmes entre les nations. Il faut abattre ces barrières idéologiques et politiques. Il faut se tourner vers l’humanité, qui est la chose principale et la plus belle. C’est cette humanité qui nous fait nous sentir plus proches les uns les autres ».

Il a ajouté également que le drame de la Turquie « nous fait nous sentir plus solidaires, et nous rappelle que nous sommes tous créatures de Dieu ».

Le père Bertogli a par ailleurs insisté sur la prière comme instrument d’unité : « Dans la prière, les divisions entre le christianisme et les autres religions diminuent, parce qu’en définitive Dieu est unique. Nous mettre devant lui, avec notre pauvreté, avec notre faiblesse et nos problèmes, est très important, que ce soit pour un chrétien ou pour un non-chrétien. »

Le bilan des victimes du tremblement de terre ne cesse de s’aggraver. Selon les derniers chiffres cités par Radio Vatican, il y aurait au moins 461 morts, 1350 blessés et des centaines de disparus. L’action des secouristes se poursuit. Après le sauvetage d’un nouveau-né et d’un bébé de dix ans, la dernière personne à avoir été extraite vivante des décombres, bien que dans une condition critique, est une enseignante de 27 ans.

Anne Kurian