Sénégal : Le Forum social mondial 2011prêt à ouvrir ses portes

Une alternative sociale au Forum économique mondial de Davos

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ROME, Jeudi 3 février 2011 (ZENIT.org) - Ce sont entre 20.000 et 60.000 participants qui sont attendus à la 10ème édition du Forum social mondial (FSM) qui se déroulera à Dakar, au Sénégal, du 6 au 11 février prochains, sur des thèmes liés à la mondialisation.

Les enjeux du forum de Dakar s'organisent autour de trois grandes questions : la situation mondiale et la crise ; la situation des mouvements sociaux et citoyens ; le processus des forums sociaux mondiaux.

Entre réunions, discussions, ateliers et autres initiatives de milliers d'organisations de la société civile du monde entier, les activités du Forum auront lieu essentiellement sur le campus de l'Université Cheikh Anta Diop mais également en d'autres lieux de la capitale sénégalaise, comme l'International Youth Camp.

Ce forum se veut une alternative sociale au Forum économique mondial qui se déroule chaque année à Davos, en Suisse.

Son objectif est  de « placer l'homme, et non la seule économie, au centre des préoccupations mondiales », rappelle le Secours catholique-Caritas France qui, avec d'autres partenaires du réseau Caritas, interviendra, notamment sur le sujet des migrations internationales.

Près de 30 institutions françaises participeront au forum, soient plus de 300 personnes coordonnées par le Centre de recherche et d'information pour le développement (CRID).

Celle-ci organisera plus d'une cinquantaine d'activités avec la participation de plus de 100 organisations partenaires des pays du Sud et d'Europe de l'Est. Tous travailleront sur des propositions pour lutter contre les paradis fiscaux, réguler la finance, assurer la souveraineté alimentaire, repenser l'économie et ses finalités, ou encore pour mettre en œuvre des politiques migratoires respectueuses des droits des migrants.

Dix ans après sa création (à Porto Alegre en 2001), le forum n'est donc plus seulement un événement, il s'est transformé en un processus à l'échelle planétaire. Le choix du Sénégal, après celui du Kenya en 2007, est pour les populations d'Afrique une nouvelle opportunité de faire entendre leurs voix et de plaider, aux côtés des autres continents présents, en faveur d'un système mondial « plus respectueux de tous ».

« Il reste un moment fort pour faire entendre la voix des plus démunis », souligne le Secours catholique qui soutient de nombreux projets sur le continent africain, en particulier au Sénégal.

« Cet engagement aux côtés des migrants nourrit un plaidoyer commun aux Caritas du Nord et du Sud qui dénoncent les politiques migratoires portant atteinte aux droits des personnes », précise Caritas-France, en particulier sur « les conséquences de la non liberté de circulation » et « le vécu des migrants dans les pays d'accueil », mais également sur « la traite des êtres humains et le contrôle du commerce des armes ».

Le Secours catholique participera également au séminaire organisé par Caritas Internationalis sur le changement climatique et les migrations.

La situation que vivent les populations en Afrique, notamment en ce moment en Tunisie, Algérie, Côte d'Ivoire, Guinée, alimentera de nombreux débats sur les nouvelles formes de colonisation, le bilan d'un demi-siècle d'indépendances et les luttes en cours pour l'établissement d'Etats démocratiques.

Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD)-Terre Solidaire sera lui aussi présent à Dakar. «  Préparation des mobilisations G8/G20, migrations internationales et démocratie en Afrique » seront au cœur de son engagement à Dakar, indique-t-il dans un communiqué.

Isabelle Cousturié