Serbie : Mirko Jelic, nouvel ambassadeur près le Saint-Siège

L'importance de ces relations diplomatiques

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Anita Bourdin

ROME, vendredi 9 novembre 2012 (Zenit.org) – Benoît XVI a reçu en audience ce vendredi 9 novembre au Vatican le nouvel ambassadeur de Serbie près le Saint-Siège, Mirko Jelic, qui lui a présenté ses lettres de créance.

Agé de 63 ans, M. Mirko Jelic a commencé sa carrière diplomatique dans l’ex-Yougoslavie en 1976. Ambassadeur à Chypre de 2005 à 2009, il était depuis 2011 vice-ministre chargé de l’Intégration européenne au ministère des Affaires étrangères, à Belgrade.

Il succède à M. Vladeta Jankovic, qui exerçait cette charge depuis février 2008 (cf. Zenit du 21 février 2008).

La tradition que le pape remettre un message à chaque pays à l’occasion de la présentation des lettres de créances a été abandonnée depuis.

Mais Benoît XVI avait alors saisi cette occasion pour encourager les initiatives de réconciliation en Serbie. Il s’était réjoui de l'amélioration des relations entre catholiques et orthodoxes dans le pays.

Il avait souligné combien le Saint-Siège accorde de valeur aux rapports diplomatiques avec la Serbie, et a encouragé les efforts visant « à construire un avenir de paix, de prospérité, de réconciliation, et de coexistence pacifique dans la région, de façon à ce que la Serbie et ses voisins cherchent à prendre une place adéquate à l'intérieur de l'Europe ».

« Peu de pays du continent européen ont échappé aux dévastations de la guerre au cours du siècle dernier, et tous peuvent apprendre la leçon du passé récent », avait fait observer le pape.

C'est pourquoi Benoît XVI avait invité à travailler à un « avenir plus sûr », en rappelant que « l'identité et la riche tradition culturelle de la Serbie » et des Nations européennes est « profondément enracinée dans l'héritage de la foi chrétienne ».

« Je sais, avait ajouté le pape, combien le peuple serbe a souffert au cours des conflits récents », et les autres nations des Balkans frappées par de tristes événements au cours des dix dernières années.

Le Saint-Siège, a souligné le pape, partage « le désir fervent que la paix qui a été atteinte conduise à la stabilité durable dans la région ».

C'est pourquoi, à propos du Kosovo, le pape a appelé « toutes les parties intéressées » à agir « avec prudence et modération et à chercher des solutions qui favorisent un respect mutuel et la réconciliation ».

Pour ce qui est de la « position géographique » de la Serbie, à la « frontière entre le christianisme oriental et occidental », qui lui offre « une occasion unique de promouvoir le dialogue œcuménique, alors que sa familiarité avec l'Islam, par sa rencontre avec l'empire Ottoman, et par la présence de nombreux musulmans aujourd'hui dans la région ouvre de riches possibilités pour le progrès du dialogue interreligieux ».

« Ces deux processus, a ajouté le pape, sont d'une importance extrême pour établir une compréhension réciproque plus grande et le respect entre les peuples et les nations dans le monde moderne ».