Signes d'espérance en Europe et dans le monde

41e rencontre des Secrétaires des Conférences épiscopales

Rome, (Zenit.org) | 610 clics

Pour les évêques d’Europe, « en plus des crises économiques et spirituelles, l'Europe est pleine de signes d'espérance ». Et « nombreux sont également les signes d'espérance qui arrivent de l'Eglise située dans d'autres parties du monde ».

C’est la conclusion de la 41ème rencontre des Secrétaires généraux des Conférences épiscopales, qui a eu lieu à Varsovie en Pologne, du 27 aux 30 juin, sous le signe des 10 ans de l'exhortation apostolique Ecclesia in Europa (cf. Zenit du 24 juin 2013).

Mgr Virgil Bercea, évêque gréco-catholique d’Oradea en Roumanie, a donné une analyse de la situation européenne actuelle, soulignant les tentatives de « défaire la culture de la famille et du bien commun en vue d'adopter une vision de la vie humaine purement égocentrique, hédoniste et axée sur la consommation ».

Le prof. Paul H. Dembinski, de l’Observatoire des finances de Genève, a encouragé à ne pas s'en tenir « à une approche uniquement financière de la vie » mais à « miser sur la fécondité des relations ».

Mgr Juan Antonio Martinez Camino, Secrétaire de la Conférence épiscopale espagnole, a insisté sur l'importance de regarder cette crise en profondeur, en citant Benoît XVI : « la question sociale est devenue radicalement une question anthropologique » (Caritas in veritate, 75).

Cependant, ont souligné les participants, « en plus des crises économiques et spirituelles, l'Europe est pleine de signes d'espérance ».

Par exemple, « la proclamation d'une Année de la Foi a permis à chaque pays d'Europe d'organiser une série d'événements destinés à éveiller la foi... La volonté de s'approcher de ceux qui ont été baptisés mais qui ne vivent plus dans la foi, pousse non seulement les chrétiens à aller vers les personnes présentes dans nos rues, mais à être en même temps attentifs à l'écoute de Dieu pour comprendre que Lui seul est la réponse au désir le plus profond du cœur de l'homme.

En ce sens, « l'Église est appelée à adopter non seulement une position réactive mais également d'avant-garde dans l'ardeur, dans les méthodes et dans les expressions par lesquelles elle présente le contenu toujours actuel de sa foi : Jésus-Christ ».

Beaucoup de Conférences épiscopales ont adhéré à l'initiative « Un de nous » visant à stopper le financement d'activités qui entraînent la destruction d'embryons humains dans le cadre de la recherche, de l'aide au développement et de la santé publique. La mobilisation d'un grand nombre de citoyens à l'égard de cette initiative qui témoigne leur intérêt à préserver la vie, même aux niveaux les plus vulnérables, est « un grand signe d'espérance ».

« Nombreux sont également les signes d'espérance qui arrivent de l'Eglise située dans d'autres parties du monde », comme en ont témoigné le Secrétaire de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (FABC), le P. Raymond O’ Toole et le Secrétaire de l'assemblée des évêques catholiques de Terre Sainte, le P. Pietro Felet, qui ont participé à la rencontre.

« Malgré les différentes situations difficiles que vivent les chrétiens qui, parfois, sont persécutés à cause de leur foi, l'Église est partout un signe d'espérance ; elle est particulièrement appréciée pour sa charité offerte sans aucune discrimination notamment dans des régions et des situations où, même les États, ont du mal à intervenir. Un autre signe d'espérance est l'enthousiasme renouvelé qu’affiche le laïcat catholique en Terre Sainte et dans les pays de la FABC en assumant pleinement son identité chrétienne et son devoir de témoignage ».

Les participants ont aussi été informés de la situation de l'Eglise en Pologne, du contexte du message conjoint de l'Eglise catholique polonaise et de l'Eglise orthodoxe russe signé le 17 août dernier, et de la signature de la déclaration commune qui ouvre à la réconciliation entre les peuples de Pologne et d'Ukraine, signée le 28 juin dernier, à l'occasion du 70e anniversaire du massacre de Wołyń, par les hauts représentants de l'Église de rite byzantin et de rite latin des deux pays.

Enfin, la rencontre a été marquée par de nombreux moments de prière, dont une veillée pour l'Europe, animée par de jeunes polonais. Elle s'est achevée le dimanche 30 juin par la célébration de l'eucharistie présidée par le nonce apostolique, Mgr Celestino Migliore.