Sommes-nous encore des « sujets sociaux » ?

Congrès international à Rome (14-15 novembre 2012)

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Traduction d’Océane Le Gall

ROME, mardi 13 novembre 2012 (ZENIT.org) – Combien de temps passe-t-on chez soi et comment nous y sentons-nous ? Qui s’occupe de la maison et avec quelle reconnaissance sociale ? Le travail domestique est-il une profession ? Et le choix de recourir au marché pour s’en occuper a-t-il une incidence, et laquelle, sur la famille et sur le travailleur ? : c’est sur ces questions, et tant d’autres encore, liées à la vie domestique, que se pencheront les 14 et 15 novembre à l’université Roma Tre de Rome, des philosophes, psychologues, pédagogues, de différentes universités du monde, lors du congrès international « Vie domestique et identité personnelle entre sphère publique et sphère privée ».

Celui-ci est organisé par la Fondation Oikia, la Home Renaissance Forum de Londres et la Waikato University de Nouvelle-Zélande.

La question est de savoir,  comment  au plan culturel, législatif et social, l’homme se situe par rapport à sa vie privée, s’il reste « un sujet social », malgré la mondialisation.

Un des intervenants, Rafael Alvira de l'Université de Navarre (Espagne) abordera la question  de « la maison comme origine radicale de l’identité personnelle et sociale » : Jean-Claude Kaufman de l'Université Paris Descartes (France) parlera de « La maison des petits bonheurs » ; Giuliana Kantzà de l'Institut Freudien de Milan  évoquera le thème de «  La femme dans le désordre contemporain », tandis que Maria Teresa Russo (Université Roma Tre), Franca Alacevich et Annalisa Tonarelli (Univ. Florence) parleront des «  nouvelles femmes aux foyer : l’élément d’une recherche ».

Le congrès part de la conscience que l’importance de la dimension domestique a aujourd’hui trop peu de reconnaissance sociale alors que l’on vit à une époque où le recours au marché des services pour la maison est un phénomène de plus en plus fréquent : ceci fait naitre de nouvelles dynamiques, dont les retombées, positives et négatives, sont encore à analyser à fond.

L’expression « femme au foyer » utilisé traditionnellement n’est plus totalement représentative de la société. Selon de récentes statistiques de l’Istat, 5 millions de femmes sont femmes au foyer à plein temps. En Italie, les femmes au foyer de moins de 35 ans sont un peu moins d’un million (800.000 pour être précis). Ce sont des femmes qui se disent « occupées à des taches ménagères ». Mais, on commence à voir apparaître aussi des « hommes au foyer ».

« Les taches ménagères restent encore une activité prise en charge par les femmes (épouse, mère et fille) qui doivent la conjuguer avec des dynamiques de travail de plus en plus complexes », souligne Maria Teresa Russo (Université de Roma Tre) du comité organisateur du Congrès. Il s’agit, ajoute-t-elle  de « donner à la femme les mêmes opportunités mais qui soit adaptées à leur status (de femme) et à sa condition (épouse, mère, fille).

Le congrès réunira des centaines de chercheurs provenant du monde entier. Plus de 30 interventions seront offertes par des spécialistes provenant de pays comme la Colombie, le Kenya, la Nouvelle-Zélande et divers pays d’Europe.

La Fondation Oikia se propose de mettre en valeur la dimension « domestique » de la personne et de favoriser une réflexion constructive sur le thème de la conciliation travail-famille.

Reconnaissant la grande diversité du travail de la femme, qui présente aujourd’hui de nouvelles complexités, la Fondation souhaite promouvoir des initiatives qui mettent en valeur les qualités et aptitudes spécifiques de la femme dans le monde du travail, tout en restituant à la maison et à son entretien, sa dignité et sa valeur professionnelle, souvent ignorées, voire rejetée.

Pour connaître le programme en détail se connecter au site 

http://wms-zolton.mngt.waikato.ac.nz/depts/tourism/hr/programma.html 

Et pour toute information :

Marita Sechi, fondazioneoikia@interfree.it