Soudan et Congo : l’agence "Fides" relaie le cri d’alarme de l’ONU

Au Soudan, l’ONU parle de "purification ethnique"

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CITE DU VATICAN, Mercredi 16 juin 2004 (ZENIT.org) – Le Soudan et la République Démocratique du Congo sont une urgence sanitaire : ce cri d’alarme de l’ONU est répercuté par l’agence vaticane Fides, organe de la congrégation romaine pour l’Evangélisation des Peuples. Au Soudan, l’ONU parle de "purification ethnique".



"Plus de 10 millions de personnes ne peuvent recevoir d’aide des organisations humanitaires, à cause des 20 conflits qui sévissent dans plusieurs régions du monde!" : tel est, écrit Fides, ce que déclare M. Jan Egeland, coordinateur pour les interventions d’urgence des Nations Unies, qui lance un cri d’alarme, en particulier pour la situation au Soudan et en République Démocratique du Congo".

"Dans la partie occidentale du Soudan, dans la région du Darfour où, depuis le mois de février dernier, la guerre civile s’est intensifiée, les chiffres encore provisoires de la tragédie humaine sont impressionnants : 10.000 morts, un million de réfugiés intérieurs, 200.000 réfugiés au Tchad voisin", écrit encore Fides.

L’agence précise : "Des villages dévastés, des récoltes détruites, du bétail enlevé, les massacres et des viols. Une violence incroyable au point que des observateurs internationaux et même l’ONU parlent désormais de purification ethnique".

Au Darfour, explique Fides, s’affrontent d’une part l’armée régulière alliée aux milices pro gouvernementales, et d’autre part deux mouvements de guérilla qui réclament une plus grande attention de la part du gouvernement vis-à-vis de la région qui, disent-ils est marginalisée par le gouvernement central.

La plus grande partie des organisations humaines a toujours du mal à travailler au Darfour, mais elles peuvent toutefois le faire au Tchad voisin où elles aident les réfugiés soudanais. "Jusqu’à présent, il y a plus de 93.000 réfugiés soudanais dans les camps du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) au Tchad, à une distance de sécurité assez éloignée de la frontière avec le Soudan" déclare un communiqué de l’UNHCR.

Ce dernier s’efforce de transférer au plus vite les réfugiés, de la région de frontière dans les camps situés surtout dans la partie méridionale de la région de frontière touchée par l’exode, où la saison des pluies a déjà commencé.

Les opérations de transfert sont en cours pour 15.000 réfugiés, de Ade au camp de Djabal qui accueille pour le moment 2.500 personnes. "Dans cette région, les pluies sont encore sporadiques, mais il est nécessaire d’accélérer les opérations de transfert avant que l’intensification des précipitations ne rendent les routes complètement impraticables" déclare le communiqué.