Soutien de Benoît XVI au monde rural et à la « réforme agraire »

En vue du congrès de Hong Kong

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ROME, Jeudi 24 Novembre 2005 (ZENIT.org) – Benoît XVI exprime son soutien au monde rural et à la « réforme agraire » en faveur des petites entreprises agricoles familiales et des coopératives agricoles, et spécialement des femmes du monde rural.



Le pape a en effet abordé la question lors de l’audience accordée ce matin au Vatican à une délégation de la F. A. O.. Un thème que la F. A. O. abordera lors de son prochain congrès de Hong Kong.

Le pape évoquait la réforme agraire, mentionnant ainsi les « initiatives » de la F. A. O. pour inviter ses Etats membres à « discuter sur le thème de la réforme agraire et du développement rural ».

Il précisait : « Il s’agit d’un domaine qui n’est pas nouveau et vers lequel l’Eglise a toujours tourné son attention, en se préoccupant en particulier des petits agriculteurs ruraux qui représentent une partie importante de la population active, spécialement dans les pays en voie de développement ».

Le pape suggérait de choisir des solutions qui assureraient aux populations rurales « les ressources et les instruments indispensables, à commencer par les moyens de formation et d’éducation avec des structures organisatrices qui protègent la petite entreprise agricole familiale, et les formes de coopératives (cf. Gaudium et spes, 71) ».

Mentionnant le prochain congrès de Hong Kong, le pape ajoutait : « Dans quelques jours, à Hong Kong, de nombreux participants de vos travaux seront appelés à la table des négociations concernant le commerce international et en particulier des produits agricoles. Le Saint-Siège souhaite que puisse prévaloir, de façon responsable, le sens de la solidarité, envers qui est plus désavantagé, et que l’on abandonne les intérêts locaux et les logiques de pouvoir ».

« On ne peut pas oublier, insistait Benoît XVI, que la vulnérabilité du monde rural a des répercussions sur la subsistance individuelle et celle des familles, celle des petits agriculteurs, si on leur refuse l’accès au marché ».

« Agir de façon cohérente, recommandait le pape, signifie par conséquent reconnaître le rôle irremplaçable de la famille rurale, gardienne des valeurs et véhicule naturel de solidarité dans les relations entre les générations ».

« C’est pourquoi, demandait le pape, il faut aussi soutenir le rôle de la femme rurale, et également assurer aux enfants non seulement l’alimentation, mais les éléments de base de leur éducation ».