Soutien du Parlement Européen à la recherche détruisant des embryons

Consternation des évêques européens

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CITE DU VATICAN, Mercredi 19 novembre 2003 (ZENIT.org) – Le 19 novembre 2003, le Parlement Européen a appelé l’Union Européenne à financer, dans le cadre du 6ème Programme cadre de recherche européen, la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines impliquant la destruction d’embryons humains. Mgr Noël Treanor, Secrétaire Général de la Commission des Épiscopats de la Communauté Européenne (COMECE, cf. www.comece.org), a fait la déclaration suivante, indique un communiqué de la COMECE :



"Nous sommes profondément concernés par la proposition du Parlement Européen d’accorder un financement communautaire à une recherche qui mènera à la destruction d’embryons humains. La proposition du Parlement affaiblirait les orientations éthiques proposées par la Commission pour le financement communautaire de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Comme nous l’avions déjà déclaré auparavant, ce type de recherche soulève des problèmes moraux importants (voir le communiqué de presse du 9 juillet 2003). C’est la raison pour laquelle la propre législation de certains États membres de l’Union ne l’autorise pas et ils sont opposés à lui allouer des fonds du budget communautaire européen.

"Le Parlement lui-même était divisé sur ce point et un nombre important de députés a voté soit pour l’exclusion du financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, soit au moins pour le renforcement des orientations éthiques afin d’éviter toute nouvelle destruction d’embryons humains.

"La proposition, adoptée par 291 voix contre 235 avec 12 abstentions, rejette la condition proposée par la Commission selon laquelle seuls les embryons humains créés avant la date butoir du 27 juin 2002 pouvaient être utilisés - et donc détruits - afin d’obtenir des cellules souches embryonnaires. Cela soulève la troublante possibilité d’une incitation indirecte à la création d’embryons humains afin d’obtenir de nouvelles cellules souches embryonnaires humaines pour la recherche financée par l’Union.

"Nous considérons que toute vie humaine commence dès sa conception et ne doit pas être violée quels que soient les éventuels bénéfices. Nous restons donc opposés par principe à la destruction d’embryons humains afin d’obtenir des cellules souches embryonnaires.

"Nous prions le Conseil des Ministres de ne pas approuver l’utilisation de fonds européens pour la recherche impliquant la destruction d’embryons humains. Il convient de souligner, que l’avis du Parlement, adopté dans le cadre d’une procédure de consultation, ne contraint pas le Conseil.

"Nous tenons en outre à renouveler notre soutien à la recherche scientifique en général et, plus particulièrement, à la recherche sur les cellules souches adultes".

Le Conseil des Ministres de l’Union Européenne devrait prendre une décision finale sur les orientations éthiques lors d’une réunion qui devrait se tenir le 27 novembre 2003 à Bruxelles, indique une note de la même source.