Sri Lanka : L'Église peut aider à la réconciliation

Les catholiques sont présents au sein des deux anciens groupes rivaux

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ROME, Mardi 26 juillet 2011 (ZENIT.org) – Bien qu’elle ne représente qu’une minorité de la population, l'Église catholique peut jouer un rôle fondamental dans la reconstruction du Sri Lanka et l’aider à panser ses blessures, après de longues années de guerre civile qui a coûté la vie à 100.000 personnes, a confié le cardinal Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo, à l’association internationale Aide à l’Eglise en détresse (AED).

Les catholiques, a-t-il dit, ont « une position cruciale » pour aider à promouvoir la réconciliation entre les deux groupes ethniques du pays.

Selon le cardinal Ranjith, après plus de 20 ans de guerre, l'Église peut aider à ramener la confiance entre cingalais et tamouls, les catholiques étant présents dans les deux communautés.

Un cingalais, un tamoul, est avant tout un chrétien, a-t-il souligné, avec certains principes à respecter.

« Si nous les appliquons sincèrement, sans prendre partie, nous pouvons construire des ponts entre les divisions » , a-t-il assuré.

Pour l'archevêque de Colombo, des initiatives religieuses, comme le pèlerinage au sanctuaire Notre- Dame de Madhu, fréquentés par les deux groupes, peuvent aider à unir les habitants du pays. Elles peuvent servir de « catalyseur », d’« exemple » pour montrer que dans notre religion, les personnes peuvent vivre ensemble ».

« Plus que par la parole, nous devons témoigner dans les faits, montrer comment on vit les uns avec les autres », a-t-il insisté.

Le cardinal a remercié l’AED de l’aide qu’elle a fournie à l'Église durant et après la guerre civile, par exemple en soutenant les séminaristes, la catéchèse, en contribuant au financement de matériel éducatif pour les chrétiens, en aidant les prêtres et en participant à la restauration d’édifices religieux endommagés par la guerre.

L’AED est également intervenue au secours des personnes déplacées pendant le conflit. Selon le cardinal, 25.000 personnes se trouveraient encore dans les camps.