Stuttgart : L’Europe déjà unie au "service des autres continents"

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CITE DU VATICAN, Jeudi 22 avril 2004 (ZENIT.org) – L’Europe déjà unie au "service des autres continents", tel est, selon Gabriella Fallacara, le sens du premier rassemblement européen et œcuménique de mouvements chrétiens qui aura lieu le 8 mai prochain à Stuttgart (cf. http://www.europ2004.org) à la fois après l’entrée dans l’Union de dix nouveaux membres le 1er mai, en l’anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, le 8 mai, et la veille de la Journée de l’Europe, fixée au 9 mai, anniversaire du fameux appel de Robert Schuman, le "Père de l’Europe", le 9 mai 1950.



Gabriella Fallacara, membre du mouvement des Focolari représentait en effet Chiara Lubich, fondatrice du mouvement, souffrante, lors de la présentation à la presse, à Rome, ce jeudi, de ce rassemblement exceptionnel intitulé "Ensemble pour l’Europe" qui rassemblera sur place quelque 100.000 délégués et par satellite 150 villes d’Europe, dont Paris, depuis l’UNESCO.

Y participent 175 mouvements, communautés et groupes chrétiens, 25 évêques catholiques, 8 évêques orthodoxes, 2 anglicans, 14 évangéliques, et 30 parlementaires de 10 pays d’Europe.

Gabriella Fallacara ajoutait: "Stuttgart est un point d’arrivée mais c’est surtout un point de départ: ce sera le premier d’autres événements, que peut-être d’autres réaliseront".

"L’Europe unie est une Europe du marché, une Europe géographique, qui attend aussi une contribution spirituelle", ajoutait la responsable du «Centro Uno» pour la promotion du dialogue œcuménique. "C’est ce que Jean-Paul II a dit à Madrid: "je rêve de l’Europe de l’Esprit". Cette passion a poussé différents mouvements à découvrir en soi la possibilité d’apporter une contribution concrète à la construction de l’Europe unie dans l’Esprit".

Parmi les autres personnalités présentes à cette conférence de presse, le président de la Communauté de Sant’Egidio, Andrea Riccardi, rappelait l’origine de cette initiative, remontant au rassemblement des mouvements place Saint-Pierre à la Pentecôte 1998, puis au "Kirchentag" de Berlin en 2003. Une étape importante a été constituée par la "joie populaire" manifestée à Augsbourg lors de la signature de l’accord entre Luthériens et catholiques sur la doctrine de la Justification le 31 octobre 1999, ajoutait M. Riccardi qui soulignait l’importance de tels gestes pour la paix en Europe et dans le monde.

Il ajoutait : "Je crois que la vocation profonde de l’Europe n’est pas de vivre pour elle-même mais de vivre pour les autres". C’est ainsi que l’Afrique sera particulièrement présente à Stuttgart.

"Les racines chrétiennes de l’Europe, observait l’historien, ne sont pas du passé. Je me suis personnellement lamenté que l’on n’ait pas mis plus clairement en évidence l’histoire chrétienne de l’Europe dans l’acte constitutif. Que l’on n’ait pas dit que l’Europe au fond part de l’échec d’Auschwitz, et que l’on ne cite pas l’antisémitisme. Cette mémoire du mal qui a été vécu en Europe nous donne une orientation pour l’avenir".

Thomas Römer, représentant du YMCA, l’association évangélique des jeunes chrétiens, rappelait qu’en Allemagne autrefois, les enfants évangéliques et les enfants catholiques se battaient. "Maintenait, constatait-il avec satisfaction, il y a un mouvement de réconciliation et de paix. Nous faisons l’expérience de ce que la diversité que nous ressentions autrefois comme une menace est en fait un don. Nous avons besoin les uns des autres. Nous ferons l’expérience de la présence de Dieu au milieu de nous si nous vivons dans cet esprit. Beaucoup soulignent ce qui nous divise. Soulignons ce qui nous unit".