Suisse : A propos d’une instruction sur vocation sacerdotale et homosexualité

La chasteté en question

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ROME, Jeudi 24 Novembre 2005 (ZENIT.org) – « Si une tendance homosexuelle ne permet pas à un homme de vivre dans la chasteté, alors une admission aux Ordres Sacrés n’est pas possible », rappellent les évêques catholiques de Suisse dans une déclaration publiée le 23 novembre à propos d’une instruction romaine publiée ce même jour par l’agence italienne « Adista » : « Instruction sur les critères de discernement vocationnel au sujet des personnes présentant des tendances homosexuelles en vue de l’admission au séminaire et aux ordres sacrés ».



« Nous sommes profondément reconnaissants à tous les prêtres qui vivent leur vocation dans une grande fidélité », affirment d’emblée les évêques.

Ils soulignent : « Au cœur de nos réflexions sur l’accès au sacerdoce il n’y a pas la question de l’orientation sexuelle, mais la disponibilité à suivre le Christ de manière cohérente ».

Ils citent leur Lettre pastorale d’octobre 2002: « Il est de notre devoir d\'évêques de discerner avec prudence qui aura reçu ce charisme du sacerdoce et qui, par conséquent, pourra être accepté ou non pour un ministère dans l\'Eglise ».

L’instruction, précisent-ils, retient, « que l’Eglise […] ne peut pas admettre au Séminaire et aux Ordres Sacrés ceux qui pratiquent l’homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu’on appelle la culture gay. »

Et de commenter : « Celui qui décide délibérément d’une vie de célibataire en s’engageant pour l’Eglise, ne peut pas cultiver en toute sincérité un style de vie qui est opposé à cette décision ou prendre une position qui n’est pas compatible avec celle de l’Eglise ».

Les évêques de Suisse affirment : « Si une tendance homosexuelle ne permet pas à un homme de vivre dans la chasteté, alors une admission aux Ordres Sacrés n’est pas possible. L’intention première de cette position doit, d’un côté être à la hauteur de la mission de l’Eglise, de l’autre de chaque individu ».

Ils concluent : « Ce qui nous tient à cœur, c’est que chaque séminariste et chaque prêtre fasse l’expérience d’un accompagnement humain et spirituel qui l’aide à vivre avec conviction et en liberté son style de vie ».