Suisse : "Non" des évêques à la recherche sur les cellules embryonnaires

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CITE DU VATICAN, Jeudi 4 novembre 2004 (ZENIT.org) – "Non à la recherche sur les cellules souches embryonnaires", déclarent les évêques catholiques de Suisse dans ce communiqué (cf. http://www.kath.ch/sbk-ces-cvs). La Commission "Bioéthique" de la CES a rédigé un dépliant ayant pour but de montrer les enjeux.



Le 28 novembre 2004, le peuple suisse sera appelé à se prononcer sur la législation relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Le présidium de la Conférence des évêques suisses (CES) souligne l’importance des enjeux éthiques et souhaite mettre en garde.

Le thème de la votation du 28 novembre est délicat, mais très important, car il s’agira de se prononcer sur l’emploi ou non de cellules souches embryonnaires "surnuméraires" à des fins scientifiques. Un référendum a été lancé contre ce projet de loi permissif. En principe, la CES n’influence pas le vote des fidèles. Mais comme c’est un thème bioéthique essentiel touchant à la dignité de la vie humaine et à son intangibilité, le présidium de la CES se voit obliger de prendre position par rapport à cette problématique complexe. La Commission "Bioéthique" de la CES a donc rédigé un dépliant ayant pour but de montrer les enjeux de ce thème : la loi relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires est une législation inacceptable.

La recherche sur les cellules souches a fait des progrès durant ces dernières années. Elle a fait des bénéfices notamment dans la recherche sur des cellules souches adultes. En Suisse, selon la Constitution fédérale, d’après la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA), il est possible de produire des embryons uniquement pour la reproduction. Le prélèvement de cellules d’embryons engendrés in vitro est interdit. Le 19 décembre 2003, les Conseils national et des Etats ont adopté la Loi fédérale relative à la recherche sur les cellules souches (LRCS) qui prévoit entre autre la possibilité d’utiliser des embryons "surnuméraires". Un référendum a été lancé avec succès contre cette loi. Le présidium de la CES refuse, pour des motifs éthiques, l’actuel projet de loi, parce qu’il permet l’emploi, et donc la suppression, d’embryons à des fins scientifiques. La recherche médicale tient à cœur à la CES, c’est pourquoi elle soutient la recherche prometteuse sur des cellules souches adultes.

Elle refuse par contre, pour des motifs éthiques, l’actuel projet de loi, parce qu’il permet l’emploi, et donc la suppression, d’embryons à des fins scientifiques.

Le dépliant de la Commission "Bioéhtique" de la CES (http://www.kath.ch/sbk-ces-cvs/pdf/pdp_stammzellen_f.pdf) explique notamment comment des cellules souches embryonnaires sont obtenues. La question des embryons "surnuméraires" y est également abordée. Il est possible de prélever des cellules souches adultes sans porter atteinte à la personne. Ainsi, la recherche sur des cellules souches adultes est une alternative éthiquement acceptable.

Fribourg, le 25 octobre 2004

Le présidium de la CES