Synode : L’abolition de la peine de mort et l’apostolat des prisons

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ROME, Mardi 13 Octobre 2009 (ZENIT.org) - Mgr George Biguzzi, S.X., évêque de Makeni (Sierra Leone) et président de la Conférence épiscopale a invité les pères synodaux à lancer « un appel sans équivoque en faveur de l'abolition totale et universelle de la peine de mort ».

Le haut prélat s'est exprimé lors de la 11e congrégation générale du Synode des évêques, le 12 octobre.

Mgr Biguzzi a aussi évoqué « le traitement brutal des prisonniers de guerre, la persécution des civils durant les conflits et le recrutement d'enfants soldats » comme « des crimes contre l'humanité, clairement énoncés dans la Convention de Genève et dans ses protocoles annexes ».

« Le chemin vers la paix et la réconciliation passe par la reconnaissance, le rejet et la réparation de tels crimes », a-t-il ajouté. « La guerre ne justifie en rien ces crimes contre l'humanité ».

L'apostolat des prisons

La veille, lors de la 10e Congrégation générale, une auditrice, sœur Jacqueline Manyiatabong, assistante de la Supérieure générale des Soeurs de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus du Diocèse de Buea (Cameroun) et Coordinatrice pour l'Afrique de l'International Catholic Commission for Prison Pastoral Care (I.C.C.P.P.C.), avait quant à elle invité à revoir l'apostolat des prisons.

« Nos prisons sont structurellement inadaptées et mettent en œuvre des pratiques déshumanisantes, violentes, répressives qui peuvent parfois causer la mort », a-t-elle affirmé. « Les droits des prisonniers ne sont pas respectés et la réinsertion des ex-prisonniers relève du défi ».

« Nous savons que, dans de nombreux diocèses, l'apostolat des prisons est presque inexistant, mal organisé et dispose de peu ou prou de personnel formé, qui reçoit lui-même peu ou prou de soutien des autorités ecclésiastiques ou de l'État ».

« Nous avons besoin d'une meilleure organisation de notre aumônerie des prisons aux niveaux national, diocésain et paroissial avec la participation des petites communautés chrétiennes, de personnels bien formés et d'une équipe qui développe une approche holistique », a-t-elle ajouté.