Syrie : entamer au plus vite des négociations de paix

Lettre du patriarche Kirill à Barack Obama

Rome, (Zenit.org) | 592 clics

Le patriarche orthodoxe russe Kirill demande au président Obama d’écouter « les voix des chefs religieux qui s’opposent à toute interférence militaire dans le conflit syrien » et d’ « entamer au plus vite des négociations de paix », dans un message publié, nous soulignons, par l’agence vaticane Fides, organe de la Congrégation romaine pour l'évangélisation des peuples.

A la veille du 12ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le patriarche de Moscou et de toute la Russie, Kirill Ier, a en effet fait parvenir un message au président des Etats-Unis, Barack Obama.

« L’Eglise orthodoxe russe, écrit-t-il, connaît le prix des souffrances et des pertes en vies humaines, après que notre peuple ait survécu au siècle dernier à deux guerres mondiales dévastatrices ayant causé la mort de millions de personnes et ruiné la vie à une multitude d’autres. En outre, nous ressentons comme nôtre la douleur et les pertes subies par le peuple américain dans le cadre des terribles attentats du 11 septembre 2001. »

Le patriarche Kirill demande à Barack Obama d’écouter « les voix des chefs religieux qui, de manière unanime, s’opposent à toute interférence militaire dans le conflit syrien » et l’invite à faire tout ce qui est en son pouvoir « pour entamer au plus vite des négociations de paix ».

Selon le chef de l’orthodoxie russe, une intervention militaire extérieure en Syrie pourrait favoriser la conquête du pouvoir de la part de forces radicales qui n’auront certes pas l’intention de « garantir la coexistence interreligieuse au sein de la société syrienne ».

Le patriarche exprime une préoccupation particulière pour les chrétiens de Syrie, « qui, dans ce cas, seraient soumis à la menace d’une extermination ou d’un exil de masse ». C’est pourquoi il est nécessaire de tirer profit « des opportunités qui se sont ouvertes en vue d’une solution diplomatique du conflit, opportunités qui impliquent un contrôle de la part de la communauté internationale portant sur les armes chimiques présentes en Syrie », estime-t-il.