Syrie : jamais trop tard pour sortir de la violence

Le Saint-Siège en appelle à la responsabilité des Syriens

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ROME, vendredi 2 mars 2012 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège s’adresse à la conscience du peuple syrien, qui a la « responsabilité principale » pour sortir du conflit : « il n’est jamais trop tard pour sortir de la violence ».

Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à Genève, est intervenu durant la 19e Session du Conseil des droits de l’homme, qui a ouvert un « débat urgent » sur la Syrie, le 28 février 2012.

Mgr Tomasi exhorte à « ne pas succomber à la logique de la violence, où la violence engendre plus de violence », affirmant qu’ « il n’est jamais trop tard pour sortir de la violence ».

Il assure que le Saint-Siège suit « avec une grande préoccupation » les épisodes de violence « dramatiques et croissants » en Syrie. Il exprime sa « solidarité avec les victimes de la violence » et il réclame « une assistance humanitaire et médicale urgente » pour les blessés.

Bien que le Saint-Siège « se réjouisse » des initiatives des organisations internationales au service de la paix, l’archevêque rappelle que « la responsabilité principale » repose sur le peuple de Syrie. C’est à lui de « donner la priorité à la voie du dialogue, de la réconciliation et de l’engagement pour la paix », selon l’appel lancé récemment par Benoît XVI (cf. Zenit du 12 février 2012).

Les Syriens sont appelés à se souvenir de leur « héritage » historique de « coexistence entre les diverses communautés » et ceci « quels que soient la religion ou le milieu ethnique ». Tous, insiste-t-il, partagent en effet des « valeurs communes » de dignité et justice pour tous, « indépendamment de leur foi ou de leur ethnie ».

A l’issue d’un sommet européen à Bruxelles, la communauté internationale a vivement condamné le régime et demandé de nouvelles sanctions. Le président Français Nicolas Sarkozy a annoncé la fermeture de l’ambassade française en Syrie, aujourd’hui, 2 mars 2012.

La Croix Rouge internationale devrait arriver aujourd’hui dans la ville de Homs, qui a été bombardée sans relâche dans la nuit du 28 au 29 février 2012. Les responsables demandent une « trêve humanitaire », à savoir l’arrêt des combats durant deux heures par jour, pour pouvoir porter secours aux blessés.  

Anne Kurian