Syrie : priorité aux couloirs humanitaires

La rencontre du 13 janvier expliquée par Mgr Sanchez Sorondo

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 564 clics

En Syrie, priorité doit être donnée à la création de « couloirs humanitaires », déclare Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie pontificale des sciences.

Mgr Sanchez Sorondo donne son éclairage sur la rencontre « Syrie – peut-on rester indifférent ? » qui se tiendra au Vatican, le 13 janvier prochain. Elle est organisée par l'Académie, avec la participation de l’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, et du prix Nobel de la paix, Mohammed el-Baradei (cf. Zenit du 31 décembre 2013).

« Cette rencontre est dans la ligne de l’engagement manifesté par le pape », explique-t-il, évoquant la Journée de prière et de jeûne du 7 septembre dernier, au micro de Radio Vatican.

Il s’agit, à la veille de la rencontre internationale Genève 2 - prévue le 22 janvier - « d’étudier les solutions et offrir au pape des éléments supplémentaires ».

Pour Mgr Sanchez Sorondo, « il y a des possibilités d’arriver à une entente entre les différents acteurs » : « C’est très difficile, mais je pense que, de même que nous avons évité les bombes, il sera possible d’obtenir quelque chose par cette rencontre ».

Il espère « au moins la création de couloirs humanitaires, qui n’existent pas actuellement ». Les travaux aborderont aussi « le cessez-le-feu pour permettre l’aide humanitaire », et « pour faire cesser la persécution contre les chrétiens ».

« L’idéal serait de promouvoir la création d’une éventuelle autorité transitoire afin d’organiser des élections. Ils ont une Constitution, mais il faut qu’ils la respectent », estime l’évêque argentin.

Le Saint-Siège souhaite également « lutter contre la traite des personnes, contre la prostitution », poursuit Mgr Sanchez Sorondo, qui souligne « les nombreux intérêts et responsabilités en jeu ».

Dans ce contexte, les différents responsables sont appelés à « regarder davantage l’intérêt commun » que « leurs propres intérêts » : « la situation est dramatique, ce qui, évidemment, révèle encore davantage ce que le pape appelle "la globalisation de l’indifférence". Comment expliquer que personne ne puisse mettre fin à cette guerre qui dure depuis trois ans ? », conclut-il.  

Avec Hélène Ginabat pour la traduction