« Témoignage » : Un film qui doit tant à Gianfranco Svidercoschi

Par Przemyslaw Häuser et Michael York

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ROME, Mercredi 15 octobre 2008 (ZENIT.org) - Le nouveau film sur Jean-Paul II, « Témoignage » doit tant à Gianfranco Svidercoschi, co-auteur avec le cardinal Dziwisz du livre « Une vie avec Karol » (Ed. Desclée de Brouwer-Seuil, 2007).

En fin de matinée, le cardinal Stanislas Dziwisz, archevêque de Cracovie, secrétaire particulier de Karol Wojtyla pendant presque 40 ans, a présenté au Vatican le film tiré de son livre intitulé en français « Une vie avec Karol » - écrit en collaboration avec le journaliste italien Gian Franco Svidercoschi -, et dont le titre reprend le titre polonais du livre : « Témoignage », « Swiadectwo ».

Le cardinal était entouré de l'acteur Michael York, narrateur et « voix off » du film, et du producteur, M. Przemyslaw Häuser.

M. Häuser a spécialement remercié Gianfranco Svidercoschi, comme « initiateur de ce film grâce à son engagement, à sa contribution inestimable ».

Il soulignait qu'il n'a pas voulu seulement présenter un « personnage polonais », mais montrer que Jean-Paul II « appartient à tout le monde », tout en étant certes Polonais qui a passé la majeure partie de sa vie en Pologne, mais après 27 ans, il est aussi « notre pape, pas seulement un pape polonais ». Il dit avoir voulu faire rencontrer « notre pape commun ».

Il a souligné que le film apporte beaucoup de nouveaux documents : le pape aimait les films, et beaucoup en ont pris en 8 mm, et de bonne qualité. Il a fallu faire une sélection de ce matériel documentaire très abondant : pendant des années, des personnes silencieuses ont conservé ces documents sur les activités du pape et du cardinal », en particulier un prêtre du diocèse de Wroclaw, et le P. Pieronek, qui a filmé l'entrée de Karol Wojtyla dans son église à Rome : il est aujourd'hui évêque.

Le producteur précise qu'il n'a pas voulu faire « un calendrier » de la vie de Karol Wojtyla, même s'il a bien documenté avec précision par exemple les scènes de l'enfance, en recueillant les objets qui ont appartenu aux Wojtyla et au pape (des « reliques impressionnantes »), ou des objets semblables. Il a voulu « un film vrai », montrer « un homme », présenter le témoignage « d'un vrai témoin », le « meilleur », le cardinal Dziwisz. Il a voulu, ajoute-t-il, un film qui « parle d'un homme, Jean-Paul II » qui a été « homme à cent pour cent ! » : « J'espère avoir réussi à montrer cela dans notre film », a conclu M. Häuser.

Quant à « Michael » (York), le producteur avoue : « Je ne croyais pas réussir à l'engager ! Il a comme un rôle de « pont » qui unit toutes les paroles du card. Dziwisz ».

Michaël York a souligné qu'il n'était ni polonais ni catholique et ne savait pas ce que cela allait donner ! « J'ai été en contact, raconte-t-il, avec une personne extraordinaire, ce qui m'a inspiré un respect sans limite pour lui ». Il a aussi confié que cela a été pour lui « un privilège énorme de pouvoir être présent dans ces lieux magnifiques : la Sixtine, resplendissante sous les lumières du cinéma, le Vatican, Cracovie... Je n'oublierai jamais ».

Le film existe en anglais (langue originale) avec des traductions en polonais, en italien, en français, en espagnol et en allemand. Il sera présenté au pape Benoît XVI et au synode, jeudi après midi, en la salle Paul VI du Vatican.

Propos recueillis par Anita S. Bourdin