Témoigner de l'existence humaine au-delà de la mort

Par le P. Federico Lombardi

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Océane Le Gall

ROME, mardi 6 novembre 2012 (ZENIT.org) – « Lever les yeux et déchirer le ciel fermé au-dessus de nos têtes, pour voir ‘au-delà’  »: Telle est l’invitation lancée par Benoît XVI  à l’occasion des fêtes de la Toussaint, souligne le père Federico Lombardi, dans son éditorial pour le Centre de télévision du Vatican (CTV).

C’est en effet aux paroles que Benoît XVI a prononcées à l’Angélus de la Toussaint, jeudi dernier, 1er novembre, place saint-Pierre, que le porte-parole du Saint-Siège, consacre son commentaire hebdomadaire.

« Seule la foi en la vie éternelle nous fait vraiment aimer l’histoire et le présent, mais sans attachements, dans la liberté du pèlerin, qui aime la terre parce qu’il a le cœur au Ciel »,  a dit le pape, rappelle le père Lombardi, soulignant que ces paroles sont une invitation  à « retrouver le vrai sens » de ce que nous faisons sur terre.

« Voir la communauté des élus, des saints (…)  sentir leur présence vive auprès du Seigneur, leur présence et union spirituelle avec nous dans notre cheminement  (…) exprimer notre relations spirituelle avec les défunts, dans le souvenir,  la prière et l’espérance » : telles sont les invitations concrètes du pape le jour de la Toussaint, a souligné le porte-parole du Saint-Siège, en même temps directeur du CTV et de Radio Vatican.

Des appels qui, a-t-il ajouté, renvoient au message final du synode sur la Nouvelle évangélisation, conclu le 28 octobre dernier, où les évêques, en évoquant le récit biblique de l’apparition de Jésus à la Samaritaine, rappellent que le don de Dieu n’est pas une « simple promesse de conditions meilleures en ce monde, mais l’annonce que le sens ultime de notre vie est au-delà de ce monde, dans cette communion pleine avec Dieu que nous attendons à la fin des temps ».

Mais le message, relève-t-il,  rappelle aussi l’exigence « merveilleuse » que suppose une vocation totale à Dieu,  qui demande à témoigner de « cet horizon de l’existence humaine qui va au-delà de la mort, témoins de l’attente d’un accomplissement qui se trouve au-delà de ce que nous vivons ici-bas ».

Ce monde demande des efforts qui sont un devoir et une nécessité, mais ces efforts, souligne le Père Lombardi, doivent pouvoir se nourrir d’une espérance capable de les motiver, de les guider vers de « de nouveaux cieux et une nouvelle terre ».

« Sans cette espérance, conclut-il, la première évangélisation n’était pas possible, et la nouvelle ne le sera pas non plus. Levons donc la tête pour voir le Seigneur entouré de tous ses saints ».