Témoin de l'amour jusqu'à Dachau

Le bienheureux Casimir, prêtre et martyr

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 572 clics

Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire du bienheureux Casimir Gostynski, prêtre polonais et martyr du nazisme (1884-1942).

Polonais, du diocèse de Lublin, le bienheureux Casimir Gostynski fait partie 3 646 prêtres polonais déportés dans les camps de concentrations nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Il était né à Varsovie le 8 avril 1884. Il étudia au séminaire de Lublin, et il fut ordonné prêtre le 14 juin 1908. Puis il partit en Autriche, à Innsbruck, pour étudier la théologie morale, et à son retour il devint professeur au séminaire et dans un institut. En 1915, il fonda l'institut Jan Zamoyski, et il le dirigea pendant 18 ans. 

A partir de 1935, il fut recteur de l'Eglise de la Victoire, et il se consacra à l'apostolat des intellectuels, des jeunes gens et du mouvement scout, comme instructeur des “jeunes explorateurs”. C'était un pédagogue hors pair.

Après l'invasion de la Pologne par le IIIe Reich, son influence sur la jeunesse attira sur lui l’attention de la Gestapo. Et c’est en tant que prêtre catholique qu’il fut arrêté le 11 janvier 1940 et il fut interné jusqu'en juin au château de Lublin. Puis il fut déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, avant d’être transféré à Dachau. Là, toute protestation du pape Pie XII contre les exactions du IIIe Reich se payait par des mesures de rétorsion contre des milliers de prêtres catholiques déportés.

Casimir Gostynski continuait d’exhorter ses compagnons de captivité: “Si le Christ a souffert, disait-il, nous devons nous aussi suivre son exemple et accueillir la souffrance”. Au bout de deux ans, la faim et les travaux forcés l’avait considérablement affaibli. Les tortures l’achevèrent. Il fut reconnu inapte au travail, un verdict sans appel: cela signifiait la chambre à gaz avec le “transport des invalides” et la palme du martyre.

C’était le 6 mai 1942. Il a été béatifié parmi 108 témoins de l'amour du Christ, le 13 juin 1999 à Varsovie par Jean-Paul II.