Tenir compte des exigences familiales dans une entreprise

Pour une meilleure réussite professionnelle

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Luca Marcolivio

Traduction d’Océane Le Gall

ROME, vendredi 1er juin 2012 (ZENIT.org) – Là où les entreprises tiennent compte des exigences familiales, les employés sont plus productifs et s’impliquent 300 fois plus dans sa bonne marche.

C’est ce qui ressort d’une des séances du Congrès International théologique et pastorale, organisé dans le cadre de la VIIème rencontre mondiale des familles, en cours à Milan, du 30 mai au 3 juin.

Cette séance était une table-ronde modérée par Francisco Ognibene, journaliste du quotidien de l’Eglise italienne « Avvenire », sur le thème: « Conciliation entre la famille, le travail et la fête : quelques bonnes pratiques ».

 Celle-ci réunissait des dirigeants du monde de l’entreprise comme la top manager espagnole Nuria Chinchilla, le directeur des ressources humaines d’une grande société Miriam Filella, l’entrepreneur italien Enzo Rosso, et le banquier portugais Josè Iglesias Soares, qui ont mis l’accent sur les besoins et la réalité de la famille, très souvent sous-estimés par les entreprises, alors qu’en tenir compte serait « tout bénéfice » pour elles.

« Un comportement éthique et humain à l’intérieur d’une entreprise a des répercussions positives » a déclaré entre autres Nuria Chinchilla, une des deux femmes en Espagne à figurer dans  la liste « Top Ten Management », directrice du Centre international pour le travail et la famille (International Center for Work and Family) et de l’IESE Business School.

Miriam Filella, directrice des Ressources Humaines à l’Endesa SA, a raconté son expérience qui l’a conduite à impliquer les dirigeants dans l’étude de nouvelles politiques familiales, les orientant « sur des résultats et non sur la présence de l’employé à son poste de travail ».  

Son entreprise, où elle a obtenu un avancement 15 jours avant d’accoucher de sa seconde fille, explique-t-elle, a lancé « des initiatives concrètes pour la conciliation entre la famille et le travail, organisant des consultations médicales sur le lieu de travail, un take away, une réduction d’horaires les premiers mois de vie des enfants sans réduction de salaires, des permissions rétribuées pour amener les enfants chez le médecin ou à l’école ».

Enzo Rossi, propriétaire d’une entreprise produisant des pâtes à l’œuf (La Campofilone) a raconté quant à lui avoir tenté l’expérience de vivre un mois avec le solde moyen des ouvriers italiens : « le 20 du mois, a-t-il, il n’y avait déjà plus d’argent, nous avons donc décidé mon épouse et moi d’augmenter de 200 euro net, les salaires de tous nos employés ».

Le portugais Josè Iglesias Soares a mis l’accent sur la responsabilité sociale de l’individu et des entreprises, mais aussi sur celle des gouvernements, déclarant : « Familles et entreprises soutiennent les Etats par leurs apports fiscaux, il faut donc que les dépenses des gouvernements soient contrôlées, afin d’obtenir des politiques familiales et d’assistance qui garantissent un équilibre entre la vie et le travail ».