Terre Sainte : Conférence interreligieuse sur le développement durable

L’importance de la communication entre les responsables religieux

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ROME, Vendredi 29 juillet 2011 (ZENIT.org) – Plusieurs responsables religieux se sont rencontrés, lundi 25 juillet, à l’American Colony Hotel de Jérusalem pour débattre sur le thème du développement durable et tenter de répondre à la question : « Comment les religions peuvent-elle répondre à la crise climatique ? ».

Cette rencontre, rapporte le patriarcat latin de Jérusalem (Plj), était organisée à l’initiative du Centre interreligieux pour le développement durable, dirigé par le rabbin Yonathan Neril, pour déterminer, face aux enjeux des changements climatiques, les meilleures possibilités de collaboration.

La déclaration sur les changements climatiques récemment signée par le Conseil des institutions religieuses de Terre Sainte, a fait l'objet de débats.

« Respecter la création, c’est respecter le Créateur », a souligné Mgr William Shomali, évêque auxiliaire de Jérusalem. Le rabbin David Rosen, directeur international des affaires interreligieuses du Comité juif américain et co-président de la Conférence mondiale des religions pour la paix a rappelé quant à lui, que « la terre ne nous appartient pas, et que nous sommes ici de passage ».

Le troisième intervenant à la rencontre était Haj Salah Zuheika, vice-ministre des affaires religieuses de l’Autorité palestinienne, membre du Conseil des institutions religieuses de Terre Sainte.

Chacun a mis l’accent sur « l’importance de la communication entre les responsables religieux et les fidèles des différentes religions, et la nécessité pour ces derniers d’influer en politique sur ce type de questions », rapporte le Plj.

Les relations entre la protection de la nature et la paix ont également été évoquées : « Si tu veux construire la paix, protège la création », a assuré Mgr Shomali, reprenant les paroles de Benoît XVI dans son message pour la Journée mondiale de la paix 2010.

Parmi les autres points soulignés au cours de la rencontre, on peut relever la situation écologique catastrophique de Gaza, qui dispose d’un mauvais système d’évacuation des eaux. Les côtes sont par conséquent très polluées.

Enfin, selon Mgr Shomali, l’industrie de l’armement est l’un des principaux obstacles à un véritable respect de la nature.

Isabelle Cousturié