Terre Sainte: "Désertion et omission" de la communauté internationale

Intervention du P. Borgomeo, directeur général de Radio Vatican

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CITE DU VATICAN, Vendredi 12 avril 2002 (ZENIT.org) - Le directeur de Radio Vatican, le P. Pasquale Borgomeo, sj, déplore dans la situation actuelle au Moyen Orient, ce qu´il appelle la "désertion et omission" de la communauté internationale.



"Il me semble que le drame de Bethléem est aujourd´hui comme celui israélo-palestinien dans sa totalité: un appel au secours, mais aussi un reproche amer contre la désertion et les omissions de la communauté internationale".

Au micro de Radio Vatican, le P. Borgomeo rappelle que "les Franciscains de Bethléem, fidèles à une vocation séculaire qui fait d´eux les Custodes de Terre Sainte, constituent aujourd´hui - et cela tient du paradoxe -, la seule force d´interposition entre les adversaires".

Il s´agit, continue le Jésuite italien, d´une "force désarmée réduite à lancer un appel à la conscience du monde. C´est une lumière d´humanité minuscule et précieuse parmi tant de barbaries. Donc, en parlant maintenant d´intervention des États-Unis (il était grand temps!), je dirais qu´une intervention efficace doit partir de là, et tout de suite, avant que l´irréparable n´arrive!".

En même temps le directeur général de Radio Vatican affirme que "l´horreur, les destructions, l´effusion de sang, la déchaînement de la haine et de la vengeance ont atteint un tel niveau que le Pape l´a défini comme ´intolérable´. Il est désormais bien évident que le fait d´abandonner à lui-même ce carnage représente le cas extrême de ce que nous avons appelé à maintes reprises ´omission de secours´: il s´agit d´un appel au secours; c´est ainsi que le Pape l´a interprété lorsqu´il il a écrit sa lette au président des États-Unis. Un appel qui est devenu ensuite une invocation explicite, insistante des Franciscains de Bethléem. Les États-Unis, finalement, se décident à intervenir. Un peu tard, il est vrai, mais mieux vaut tard que jamais, à condition qu´une telle intervention ait une influence et je dirais même une opportunité proportionnelle à la gravité de la situation. Car ne l´oublions pas, les territoires brûlent, d´autres innocents meurent et à Bethléem la possibilité d´éviter la tragédie ne tient plus qu´à un fil".