Trains de pèlerinage en France : Il manque encore un engagement officiel

Inquiétude des organisateurs

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ROME, Jeudi 23 juin 2011 (ZENIT.org) – « Nous attendons toujours un engagement officiel de la Présidence de la SNCF vis-à-vis des trains de pèlerinage ainsi que les mesures concrètes à effet immédiat qui s’ensuivront », déclarent leP. Patrick Gandoulas, président de l'Association Nationale des Directeurs diocésains de Pèlerinages de France, Arnaud Legrez, président de la Fédération Européenne d'Organisations de Pèlerinages, le P. Olivier de Saint Martin op, directeur du Pèlerinage du Rosaire, et le P. Jacques Nieuviarts directeur du Pèlerinage National français à Lourdes.

Ils ajoutent : « Cet engagement pourrait prendre la forme d’un communiqué réaffirmant le respect, par la SNCF et RFF de leur signature des Accords de Lourdes et de leur mise en œuvre effective ».

Les directeurs régionaux Midi-Pyrénées de RFF et de la SNCF s'engagent à maintenir les trains de pèlerins, indique un communiqué de l'AFP du 20 juin.

Tout en se réjouissant de cette déclaration de principe, les quatre signataires attendent des assurances concrètes et relèvent les trois points suivants :

« Le Président de la SNCF, monsieur Pépy, ne s'est toujours pas expliqué, même par communiqué de presse sur ses déclarations sur une radio nationale. Dans le même temps, Madame Dalibard, numéro 2 de la SNCF, a reçu le mardi 21 juin les représentants des usagers « SNCF-Ras le bol » avec les 11 000 signatures de leur pétition. Les directeurs de pèlerinage qui représentent 200 000 personnes, les évêques et élus n'ont toujours pas eu de réponse autre que ce communiqué de presse régional à leurs multiples questions et courriers.

« Par la voix de leurs directeurs régionaux, RFF et la SNCF promettent avec beaucoup de précautions oratoires de maintenir les trains de pèlerins. A ce jour les fournitures contractuelles ne sont pourtant pas respectées par les deux entités. Ainsi, les demandes de sillons (d'horaires) faites dans le lot 1 (un an à l'avance) n'ont elles aucun impact : les horaires de juillet ne sont toujours pas fournis ! Nous attendons donc des actes concrets, au-delà des paroles.

« Nous rappelons que les trains de pèlerins au-delà des impacts économiques pour la ville de Lourdes sont une expression de la solidarité qui se vit sur l'ensemble du territoire national. Il y a dans leur pérennisation une volonté politique à avoir et un engagement concret des différents acteurs. Les directeurs de pèlerinage manifestent concrètement leur bonne volonté tant au plan financier que de la réflexion et de l'adaptation. »