Troisième congrégation de cardinaux : ils étaient 88

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CITE DU VATICAN, Mardi 5 avril 2005 (ZENIT.org) – Pour assurer la gestion des affaires courantes, l’organisation des funérailles du pontife romain et du conclave pour l’élection de son successeur, les congrégations des cardinaux se sont mises en place lundi, avec 65 cardinaux. Mardi, 91 étaient à Rome : 88 d’entre eux ont participé à la congrégation de ce mardi.



C’est à eux d’organiser les « novemdiales », et de fixer la date de l’inhumation. Ce qui a été fait par la deuxième congrégation de lundi : ce sera le vendredi 8.

Les congrégations des jours à venir devront lire le testament de Jean-Paul II et fixer le jour et l’heure du commencement des opérations de vote. Ils peuvent éventuellement lire d’autres documents laissés par le défunt pontife, mais ne sont pas tenus de le communiquer à l’extérieur : ils sont tenus au secret, et ils en font le serment au fur et à mesure de leur arrivée dans les congrégations.

La constitution apostolique de Jean-Paul II «Universi Dominici Gregis »qui fixe les prescriptions pour la vacance du siège apostolique indique en effet (au § 12) le texte de ce serment : « Nous, Cardinaux de la Sainte Église Romaine, dans l'ordre des Évêques, des Prêtres et des Diacres, promettons, nous déclarons obligés et jurons, tous et chacun, d'observer exactement et fidèlement toutes les normes contenues dans la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis du Souverain Pontife Jean-Paul II, et de maintenir scrupuleusement le secret sur tout ce qui a rapport de quelque manière que ce soit avec l'élection du Pontife Romain, ou qui, de par sa nature, pendant la vacance du Siège apostolique, demande le même secret ».

Chaque cardinal dit ensuite : « Et moi, N. Cardinal N. je promets, je m'oblige et je jure. Et, posant la main sur l'Évangile, il ajoutera : Que Dieu m'aide en cela, et ces saints Évangiles que je touche de ma main ».

Aux 117 cardinaux électeurs de moins de 80 ans s’ajoutent les non-électeurs de plus de quatre-vingts ans, Mgr Piero Marini, le substitut de la secrétairerie d’Etat, Mgr Leonardo Sandri, le secrétaire du collège des cardinaux, Mgr Francesco Monterisi.

On ne sait pas encore si le pape a laissé un document indiquant le nom du cardinal qu’il avait « créé » dans le secret de son for interne « in pectore », lors du consistoire de février 1998, comme il l’avait annoncé le 18 janvier, selon les dispositions du droit canon (canon 351 § 3). Dans ce cas, et s’il avait moins de 80 ans, les électeurs seraient 118. Un cardinal «nommé « in pectore » n’est pas encore tenu aux devoirs qui incombent aux cardinaux, mais le jour où le pape rend son nom public, c’est la date de sa nomination “in pectore” qui compte.

Ces mêmes congrégations quotidiennes des cardinaux traitent les questions exceptionnelles et urgentes, mais elles ne peuvent prendre aucune décision dont la validité excéderait la période de vacance.

Il existe également la « congrégation particulière, composée du cardinal Camerlingue – Eduardo Martinez Somalo, espagnol, et de trois cardinaux tirés au sort tous les trois jours. Son rôle est d’assister les secrétaires des dicastères pour la gestion des affaires courantes.

Jeudi soir, la veille des funérailles, les jeunes du diocèse de Rome et tous ceux qui voudront les rejoindre auront une veillée de prière à Saint-Jean du Latran, la cathédrale du pape.