Tunis: évêque pour être artisan de paix

Les premières impressions de Mgr Antoniazzi

Rome, (Zenit.org) Christophe Lafontaine | 1380 clics

Benoît XVI a nommé jeudi 21 février Mgr Ilario Antoniazzi, 64 ans, nouvel archevêque à Tunis (Tunisie, cf. Zenit du 21 février2013). Cette nomination intervient dans les derniers jours du Pontificat de Benoît XVI. L’ordination épiscopale aura lieu le 16 mars dans la basilique de l’Annonciation à Nazareth. Son entrée officielle à Tunis est prévue le 7 avril 2013. Mgr Antoniazzi a confié ses impressions à Christophe Lafontaine pour le site du Patriarcat latin de Jérusalem.

Christophe Lafontaine - Comment avez-vous réagi à la nouvelle de votre nomination?

Mgr Antoniazzi - C’était une surprise. Je me suis dit : vraiment le Bon Dieu a de l’imagination pour avoir pensé à moi. Son imagination ne manquera pas de me donner la force et les grâces qui me seront nécessaires pour mon apostolat.

Quel message en guise de souvenir voulez-vous laisser à vos paroissiens de Rameh avant votre départ ?

Avant tout un remerciement pour tout ce que j’ai reçu de leur part. Je me suis toujours senti chez moi parmi mes frères et sœurs de Rameh. Après, dans cette Année de la foi, je souhaite de tout cœur qu’ils se soumettent toujours plus à la loi de l’Evangile et oublient la mentalité du monde car seulement en Dieu leur cœur trouvera la paix.

Quelles seront vos priorités pastorales en tant qu’archevêque à Tunis ?

Je dois reconnaître que je ne connais pas bien la situation spirituelle dans mon diocèse. J’ai déjà programmé une rencontre avec mes prêtres pour que je puisse mieux mesurer la réalité spirituelle et pastorale. Ensemble, avec mes prêtres, on pourra envisager le futur de cette Eglise.    

La Tunisie est encore politiquement instable. Que savez-vous de la situation des chrétiens là-bas ? Qu’attendent-ils de vous dans cette période de troubles ?

C’est vrai, la situation politique est bien instable. Mais la Tunisie est connue pour son ouverture d’esprit et la capacité de se renouveler. A ne pas oublier que le printemps arabe est né là-bas. De plus toute crise peut être occasion de maturité, espérons un vrai printemps où tous vivent dans la liberté et l’amour. L’Eglise avec ses chrétiens a beaucoup à donner. J’espère que le Bon Dieu pourra se servir de moi pour fortifier mes frères dans la foi et être ainsi artisan de paix.