Un apôtre du Coeur de Jésus

Jubilé de saint Michel Garicoïts

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 591 clics

Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire de saint Michel Garicoïts, prêtre (1797-1863) fondateur de l’institut des prêtres du Sacré-Cœur de Bétharram.

Et ce 14 mai correspond aussi au 150e anniversaire de sa "naissance au Ciel" et à l'ouverture d'une année jubilaire, annonce la Revue des Sanctuaires de Paray-le-Monial (avril-juin 2013) dans un article signé Christine Bray : le saint est en effet un apôtre trop peu connu du Cœur de Jésus et un véritable maître spirituel. 

Son rêve sacerdotal peut aujourd'hui inspirer les apôtres de la Nouvelle évangélisation: "Oh! si l’on pouvait réunir une société de prêtres ayant pour programme, le programme même du Cœur de Jésus". Il les voyait se porter aux périphéries - pour reprendre un terme cher au pape François - , "même et surtout dans les ministères les plus difficiles et dont les autres ne voudraient pas !"

Il était le fils aîné d’une famille pauvre de cinq enfants, à Ibarre, dans les Basses-Pyrénées, et il fut lui-même jeune berger. Sa grand-mère maternelle encouragea sa vocation sacerdotale en le faisant admettre comme cuisinier et domestique au palais épiscopal, de façon à ce qu’il puisse en même temps étudier. Puis il partit poursuivre sa formation au collège de Saint-Palais, à Bayonne, et finalement au séminaire de Dax. Il fut ordonné prêtre en 1923: il avait 26 ans.

Il exerça son minsitère tout d'abord à Cambo où il gagna le respect des libre-penseurs. Du point de vue pastoral, il combattait les tendances gallicanes ou jansénistes en encourageant la communion fréquente et la dévotion au Sacré-Cœur. En 1825, il alla enseigner la théologie au séminaire de Bétharram dont il devint recteur.

Pour l’éducation des jeunes et les activités pastorales, il décida de rassembler des prêtres qui se soutiendraient mutuellement:  les “Pères de Bétharram” virent le jour en 1835, avec des constitutions inspirées de celles de la Compagnie de Jésus.

Le fondateur resta à la tête de l’institut pendant une trentaine d’années, jusqu’à sa mort, le 14 mai 1863, mais sa fête est reportée au 15 mai dans les diocèses de Tarbes, Lourdes, Aire et Dax. 

C’est le pape Pie XII qui le canonisa, le 6 juillet 1947, ainsi que sainte Elisabeth Bichier des Ages, qui avait encouragé la nouvelle fondation.