Un "boss" de la mafia touché par le discours du pape au Parlement

Il se constitue prisonnier à Rome

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CITE DU VATICAN, Vendredi 15 novembre 2002 (ZENIT.org) - Un "boss" de la mafia sicilienne s'est constitué prisonnier jeudi à la prison romaine de Rebibbia après avoir entendu le discours du pape Jean Paul II devant le Parlement italien, précisent ses avocats.



Benedetto Marciante, 50 ans, a été condamné à un total de 37 ans de prison: en mai dernier, il a été condamné à 30 ans de réclusion pour l'assassinat d'un autre membre de la mafia, en 1982, et en septembre, il a été condamné à sept ans pour association mafieuse. Mais il était toujours en cavale. Ses biens avaient été saisis à la suite d'une décision du tribunal de Palerme en mars 2000.

Le chef sicilien a prévenu ses avocats, jeudi, après le discours de Jean-Paul II au Parlement italien, de son intention de se constituer prisonnier.

Il s'est dit très frappé par le discours du pape sur les valeurs de la famille: "Je me suis rendu compte que j'avais fait fausse route", a-t-il déclaré.

Dans son discours au Parlement italien, Jean-Paul II a effectivement a souhaité une "initiative politique" en faveur de la famille en ces termes:
"L’action pastorale en faveur de la famille et de l’accueil de la vie, et plus généralement d’une existence ouverte à la logique du don de soi, est la contribution que l’Église offre à l’établissement d’une mentalité et d’une culture à l’intérieur desquelles cette inversion de tendance s’avère possible. Mais il y aussi de grands espaces pour une initiative politique qui, tout en maintenant fermement la reconnaissance des droits de la famille comme société naturelle fondée sur le mariage, selon les termes mêmes de la Constitution de la République italienne (cf. art. 29), rende socialement et économiquement moins onéreux l’accueil et l’éducation des enfants" (cf. ZF021114).