Un Néerlandais lauréat du Prix Henri de Lubac 2011

Une thèse sur le salut universel et la damnation

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ROME, Mercredi 9 mars 2011 (ZENIT.org) - Le lauréat 2011 du Prix Henri de Lubac est le P. Christophe Kruijen, néerlandais, pour sa thèse intitulée « Salut universel ou double issue du jugement : espérer pour tous ? Contribution à l'étude critique d'une opinion théologique contemporaine concernant la réalisation de la damnation », soutenue à l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin en janvier 2009, sous la direction du P. Morerod, op, devenu recteur de cette université.

Le Jury du Prix de Lubac s'est en effet réuni ce 9 mars 2011 sous la présidence du cardinal Paul Poupard, président émérite des Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue interreligieux.

Le jury était composé du cardinal Georges Cottier, pro-théologien émérite de la Maison pontificale, du cardinal Albert Vanhoye, de Mgr Jean-Louis Brugues, secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique, et du R.P. Gilles-Hervé Masson, responsable de la collection de théologie des Editions du Cerf,  qui publient les œuvres du cardinal de Lubac, et en présence de M. Stanislas de Laboulaye, ambassadeur de France près le Saint-Siège.

Fondé en 2004 par l'Ambassade de France près le Saint-Siège, le Prix Henri de Lubac entend « encourager la publication et la diffusion des travaux écrits en français dans les institutions universitaires pontificales romaines ». Un montant de 3000 euros est versé à la maison d'édition qui se propose de publier la thèse et d'en assurer la diffusion.

Le Jury a examiné cinq thèses présentées pour la 7ème édition du Prix Henri de Lubac et a décidé à l'unanimité l'attribution du Prix au R.P. Christophe Kruijen.

Né en 1970, de nationalité néerlandaise, le père Kruijen a étudié à l'Université pontificale Grégorienne, puis à l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin. Ordonné prêtre en juin 2000, il est depuis 2009 official de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

« Le jury, indique un communiqué de l'ambassade de France, a unanimement salué la grande qualité de cette thèse consacrée à un problème quelque peu négligé aujourd'hui. Ce travail examine de manière approfondie les approches d'auteurs majeurs comme Hans-Urs von Balthazar et Karl Rahner, ainsi que les données scripturaires, patristiques et magistérielles. Le jury a estimé que la publication de cette thèse était souhaitable et propre à susciter un ample débat. »