« Un noyau d'Israël », premier « noyau » des croyants dans le Christ

Noël et l'Epiphanie, ensemble

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 1265 clics

Benoît XVI rapproche les fêtes de Noël et de l’Epiphanie et fait observer que les premiers croyants dans le Christ sont issus du peuple d’Israël – Marie, Joseph, les bergers auprès de la crèche, à Noël - , puis viennent les Nations – à l’Epiphanie - , ce qui signifie, dès le début de l’Eglise, l’universalité du salut promis.

« Il y a tout d’abord un noyau, personnifié par Marie, la « Fille de Sion » : un noyau d’Israël, le peuple qui connaît de Dieu et a foi en lui qui s’est révélé aux patriarches, et sur la route de l’histoire », fait observer le pape, puis les Mages venus d’Orient.

Le pape a en effet présidé la prière de l’angélus, place Saint-Pierre, après la célébration de la messe de l’Epiphanie, au cours de laquelle il a conféré l’ordination épiscopale à quatre prêtres: son secrétaire, Mgr Georg Gänswein, préfet de la Maison pontificale, un Français, nonce au Guatemala, Mgr Nicolas Thévenin, membre de la Communauté Saint-Martin, un archevêque du Nigeria, Mgr Fortunatus Nwachukwu, nonce au Nicaragua, et le nouveau secrétaire de la Congrégation pour l'Education catholique, Mgr Angelo Vincenzo Zani.  

Rappelant que, selon le calendrier Julien, beaucoup de chrétiens d’Orient fêtent Noël au moment où les chrétiens qui suivent le calendrier grégorien célèbrent l’Epiphanie, le pape a fait observer que le rapprochement des deux fêtes fait mieux comprendre que "l'Enfant, né dans l’humilité de la grotte de Bethléem, est la lumière du monde qui oriente la route de tous les peuples ». C’est un rapprochement qui fait réfléchir aussi du point de vue de la foi : d’une part, à Noël, devant Jésus, nous voyons la foi de Marie, de Joseph et des bergers ; aujourd’hui, à l’Epiphanie, la foi des Mages, venus d’Orient, pour adorer le roi des juifs".

« La Vierge Marie et son époux représentent la « souche » d’Israël, le « reste » annoncé par les prophètes, dont devait germer le Messie. Les Mages représentent les peuples et nous pouvons dire aussi les civilisations, les cultures, les religions qui sont pour ainsi dire en marche vers Dieu, à la recherche de son Royaume de paix, de justice, de vérité et de liberté ».

« Il y a tout d’abord un noyau, personnifié par Marie, la Fille de Sion » : un noyau d’Israël, le peuple qui connaît de Dieu et a foi en lui qui s’est révélé aux patriarches, et sur la route de l’histoire », a souligné le pape.

Et, a ajouté Benoît XVI, « dès le début, ce peuple est universel, et nous le voyons aujourd’hui dans els figures des Mages qui arrivent à Bethléem en suivant la lumière d’une étoile et les indications des Saintes Ecritures ».