Un objecteur de conscience a protégé la vie de Cristiano Ronaldo

Confidences dune maman en détresse

Rome, (Zenit.org) Federico Cenci | 713 clics

C’était en 1984. Dolores Aveiro, mère du champion du Real Madrid et de la Nationale portugaise, Cristiano Ronaldo, a révélé ses moments de détresse dans son autobiographie « Mère Courage », sortie vendredi dernier, 18 juillet, au Portugal.

« À l’époque, j’avais trente ans et trois enfants, il me semblait que ce n’était pas le moment d’affronter un nouvel accouchement et d’agrandir la famille et je me suis adressée à un médecin, mais il a refusé de faire l’intervention », explique-t-elle.

Elle souligne les raisons de sa demande : la vie était loin d’être rose à la maison, faire manger les enfants Hugo, Elma et Catia Liliana était un défi de plus en plus difficile avec un mari, José Dinis, au chômage. Il est décédé en 2005, rongé par l’alcool. La famille devait faire des économies sur tout, y compris l’électricité.

Les réticences du médecin et ses tentatives pour la détourner de son dessein d’avorter ne vinrent pas tout de suite à bout des raisons de la maman en détresse, qui confesse avoir eu recours à un « remède de bonne femme » suggéré par une amie.

Mais le « remède de bonne femme » s’est révélé inefficace. La jeune femme décida finalement mener sa grossesse à terme : « Si c’est la volonté de Dieu que cet enfant naisse, qu’il en soit ainsi. »

Cristiano Ronaldo est né le 5 février 1985, dans une ville des Iles sauvages, un petit archipel de l’océan atlantique, plus proche des côtes africaines que des côtes portugaises. Il allait devenir célèbre dans le monde entier grâce à son exceptionnel talent de footballeur.

Sa maman a rendu ces confidences publiques avec le consentement de son fils, Cristiano. Il est conscient que c’est justement grâce à lui que les raisons qui la poussaient autrefois à vouloir renoncer sa grossesse ont trouvé une solution : « Tu vois, maman, tu voulais avorter et maintenant, c’est moi qui tiens les cordons de la bourse à la maison. »

Un hommage aussi à l’objection de conscience du médecin.

Avec Anita Bourdin et une traduction de Constance Roques