Un ‘Parvis des Gentils’ loin de l’athéisme pratique de l’ironie

Le cardinal Ravasi revient sur la rencontre organisée à Paris les 24 et 25 mars derniers

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ROME, Jeudi 14 avril 2011 (ZENIT.org) - Le ‘Parvis des Gentils' a été une rencontre de haut niveau qui a permis une confrontation avec des figures de grande importance, loin de l'athéisme pratique de la banalisation et de l'ironie. C'est ce qu'a affirmé le 8 avril dernier le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, en traçant le bilan de l'initiative lancée à Paris par son dicastère.

Lors d'une conférence organisée en Salle de presse à l'occasion de la participation du Saint-Siège à la Foire internationale du livre à Saint-Domingue, le prélat est revenu sur le « Parvis des Gentils », cette initiative de dialogue entre croyants et non croyants voulue par Benoît XVI qui a été inaugurée le 24 mars dernier à Paris.

Durant deux jours, les rencontres se sont succédé au siège de l'Unesco et dans des lieux symboliques comme la Sorbonne et l'Institut de France.

Selon le cardinal Ravasi, le « résultat positif à Paris n'était pas sûr », la capitale française ayant été choisie comme « ville symbole de la laïcité quasi absolue ». Durant les débats qui se sont déroulés à Notre-Dame et dans les sièges plus institutionnels, « je me suis rendu compte que le dialogue était beaucoup plus ouvert qu'en Italie », a ajouté le prélat.

Il a ensuite évoqué l'accueil reçu à la Sorbonne et à l'Unesco : « Une atmosphère difficile à imaginer. Avec des figures de grande importance », et avec des intervenants souvent ouvertement non-croyants.

Le cardinal Ravasi a aussi expliqué que l'expérience se poursuivrait dans d'autres villes : à Stockholm mais aussi à Prague, Barcelone, Québec, Bucarest, Chicago.

Pour les autres continents, il y a encore des réserves. Le cardinal a affirmé avoir convoqué tous les ambassadeurs asiatiques près le Saint-Siège : « parmi les différentes initiatives, j'ai aussi proposé celle du Parvis de Gentils, mais ils ne se sont pas montrés très intéressés ».

Pour l'instant, a-t-il conclu, ceux qui ont le plus adhéré font partie d'une « élite formée dans les universités européennes et américaines ».