Un remède contre la foi "à l'eau de rose"

Une prière à dire tous les jours

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 2733 clics

Pour que la foi des baptisés ne soit pas « à l’eau de rose », le pape François suggère de dire cette prière tous les jours : « Seigneur, merci pour la foi. Protège ma foi, fais-la grandir. Que ma foi soit forte, courageuse. Et aide moi dans les moments où, comme Pierre et Jean, je dois la rendre publique. Donne-moi le courage ».

Le pape a en effet consacré son homélie de ce samedi 6 avril, lors de la messe de 7h, à Sainte-Marthe, au courage de témoigner de sa foi, selon L’Osservatore Romano, qui rapporte des extraits de l’homélie du pape François.

“Pour rencontrer des martyrs, on n’a pas besoin d’aller aux catacombes ou au Colisée, fait observer le pape. Les martyrs vivent aujourd’hui, dans tant de pays. Les chrétiens sont persécutés pour leur foi. Dans certains pays, ils ne peuvent pas porter la croix : ils sont punis s’ils le font. Aujourd’hui, au XXIe siècle, notre Eglise est une Eglise de martyrs. »

Le pape a commenté l’Evangile de saint Marc (16, 9-15) qui rapporte les apparitions de Jésus ressuscité à Marie-Madeleine, aux disciples d’Emmaüs, et aux Onze apôtres.Puis il s’est demandé ce que c’était qu’une « grâce » : « c’est un don du Seigneur » que l’on ne doit pas taire, et elle s’étend ainsi à « tous les peuples » comme le dit l’oraison de la messe qu’on appelle « collecte ».

Et ceci parce que « nous ne sommes pas attachés à une chose imaginaire », mais à « une réalité que nous avons vue et entendue ». Le pape a cité à ce propos les Actes des apôtres (4, 13-21) proclamé en première lecture.

Devant l’ordre des grands-prêtres et des pharisiens de ne pas parler de Jésus, Pierre et Jean « sont restés fermes dans la foi » et ils ont déclaré : « Nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et entendu. »Leur témoignage, a insisté le pape, « m fait penser à notre foi : comment va notre foi ? Elle est forte ? Ou parfois elle est un peu à l’eau de rose, une foi comme ci comme ça ? Lorsque les difficultés arrivent, sommes nous courageux comme Pierre ou un peu tièdes ? Pierre, a affirmé le pape François, nous enseigne que « l’on ne marchande pas la foi : cette tentation a toujours existé dans l’histoire du Peuple de Dieu, enlever un bout de la foi, et pas beaucoup pourtant ».

Mais, a ajouté le pape, « la foi est telle que nous la professons dans le Credo. » Il faut donc surmonter « la tentation d’être une peu comme « tout le monde », de ne pas être « si rigides ». Or, c’est par là que « commence le chemin qui conduit à l’apostasie ». De fait, lorsque nous commençons à couper la foi en morceaux, à négocier la foi, un peu à la vendre au plus offrant nous prenons le chemin de l’apostasie, de l’infidélité au Seigneur ».

Mais justement, « l’exemple de Pierre et de Jean nous aide, nous donne de la force », comme celui des martyrs de l’Eglise. Ce sont eux qui « disent, comme Pierre et Jean : « nos ne pouvons pas nous taire ». Et cela nous donne de la force, à nous qui parfois avons une foi un peu faible. Cela nous donne la force de mener notre vie avec cette foi que nous avons reçue, cette foi qui est un don que le Seigneur fait à tous les peuples. »

Parmi les concélébrants, L’Osservatore Romano en italien du 7 avril nomme le cardinal Francesco Monterisi, et Mgr Joseph Kalathiparambil, secrétaire du Conseil pontifical prou pastorale des migrants ; et parmi l’assemblée, mère Laura Biondo, supérieure générale de Filles de Saint-Camille, des religieuses Filles de Notre-Dame de la Charité, et un groupe de catholiques d’Argentine.