Un renouveau authentique de la musique liturgique suppose la « grande tradition »

Concert en l’honneur de Benoît XVI

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ROME, Lundi 26 juin 2006 (ZENIT.org) – Un renouveau authentique de la musique liturgique suppose la « grande tradition » du Grégorien et de la polyphonie classique, fait observer Benoît XVI.



Un concert de musique sacrée a été offert au pape Benoît XVI, samedi après-midi, en la chapelle Sixtine du Vatican par la « Fondation Domenico Bartolucci ».

Mgr Bartolucci, 98 ans, a dirigé le chœur de la Sixtine de 1956 à 1997. Benoît XVI l’a notamment félicité à l’issue du concert pour son mottet « Oremus Pro Pontifice », composé à l’occasion de son élection comme Successeur de Pierre.

« Un authentique ‘aggiornamento’ de la musique liturgique n'est possible que dans le sillage de la grande tradition, c'est-à-dire du grégorien et de la polyphonie sacrée », a fait observer le pape.

Et il soulignait la dimension spirituelle de cet héritage: « C'est pourquoi, comme dans les autres arts, la communauté ecclésiale a toujours soutenu des expressions qui ne rejettent pas le passé, l'histoire de l'esprit humain qui est celle de son dialogue avec Dieu ».

« Les différents morceaux que nous venons d'entendre constituent, disait le pape, un ensemble composé entre le XVIe et le XXe siècle: ils confirment la conviction selon laquelle la polyphonie religieuse, et celle de l'école romaine tout particulièrement, sont un héritage à conserver avec soin, à faire vivre et à diffuser au profit de toute la communauté ecclésiale et pas seulement des chercheurs et des amateurs. Il s'agit en effet d'un patrimoine spirituel, artistique et culturel d'une valeur inestimable ».

La « Fondation Domenico Bartolucci » a pour but, se réjouissait le pape, de « conserver et diffuser la tradition classique et contemporaine de cette célèbre école polyphonique, qui s'est toujours caractérisée par le chant pur, sans accompagnement instrumental ».

Pour sa part, Mgr Bartolucci n’a cessé de vouloir « mettre en valeur le chant liturgique, y compris comme véhicule d'évangélisation », soulignait Benoît XVI.

Ainsi, grâce à « d'innombrables concerts à travers le monde, la chapelle musicale pontificale » a pu, « par le langage universel de l'art », collaborer « à la mission même des papes, qui est de diffuser le message chrétien ».

Le pape saluait l’actuel responsable de la Chapelle en disant: « Et la Sixtine continue cette œuvre sous la direction de Mgr Giuseppe Liberto ».