Un "scandale", de vouloir "politiser" les gestes du pape Wojtyla

"Du "miracle d´Athènes" à la rencontre à la mosquée"

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CITE DU VATICAN, Jeudi 10 mai 2001(ZENIT.org) - Alors que L´Avvenire titre aujourd´hui en première page: "Deux adolescents juifs lapidés. Le Hezbollah signe l´horrible vengeance" (cf. ZF010509), le porte-parole du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls rappelle en page 2 qu´il est "scandaleux" de chercher à "politiser" les gestes du pape Wojtyla.



Le quotidien italien d´inspiration catholique annonce: "Du "miracle d´Athènes" à la rencontre à la mosquée" la synthèse du directeur de la salle de presse du Saint-Siège, recueillie par Mimmo Muolo à la Valette.

Que restera-t-il de ce pèlerinage de Jean-Paul II sur les pas de saint Paul? interroge le quotidien. M. Navarro-Valls répond par un album photo significatif: "Avant tout, dit-il, ce que d´aucuns ont défini comme "le miracle d´Athènes", puis la visite à la mosquée et ensuite la prière à Kuneitra, même si certains ont cherché à la politiser".

En effet, pour ce qui est de la prière du pape pour la paix, à Kuneitra, le porte-parole rectifie: "Il y a eu une tentative de politiser ce moment du voyage. Mais franchement, c´est une tentative scandaleuse, de quelque côté qu´elle soit venue. Le pape n´est allé là-bas que pour prier. Et il a prié pour tous les peuples de la région. Heureusement, l´opinion publique mondiale a compris que c´était un acte religieux et non politique, dans les intentions, comme dans son déroulement".

Aux journalistes qui lui demandaient si, après les critiques qui se sont élevées de milieux israéliens, qui demandaient une réponse du pape aux dures paroles du président syrien, Bashar Al-Assad, les relations entre Israël et le Saint-Siège n´étaient pas détériorées, M. Navarro Valls répondait: "Et pourquoi le seraient-elles? Et si elles devaient détériorer les rapports entre la Syrie et Israël, le Saint-Siège n´y est pour rien. Nous étions des hôtes. Qu´il soit bien clair que par cette réponse je ne prends pas la défense du discours de M. Assad, que par ailleurs, le pape ne connaissait pas à l´avance. Mais je dis que le pape a répondu par une liste de principes internationaux qui sont valables pour tous".