Une année extraordinaire pour l'Eglise catholique

Mais un essai à transformer

Rome, (Zenit.org) Père Federico Lombardi SJ | 1033 clics

L'année 2013 a été extraordinaire pour l'Eglise catholique, avec le renoncement du pape Benoît XVI, l'élection du premier pape Jésuite, premier pape latino-américain, et premier pape a choisir le nom de François, qui attire les foules au Christ.

Un début de pontificat marqué par la mise en route d'une réforme sans précédent des organes centraux de Rome, mais surtout par une volonté d'amener tous les catholiques à une relation personnelle avec le Christ. Voilà les thèmes abordés par le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, directeur de Radio Vatican, dans cet éditorial publié par la radio.

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Des réformes au service de la mission de l'Eglise

Par son geste lucide et humble, Benoît XVI a ouvert une brèche. En peu de temps, son successeur, le Pape François, a acquis une popularité extraordinaire et inattendue à l’échelle mondiale, y compris parmi les non-chrétiens.

Ses gestes et ses paroles répondent à une attente profonde de toute l’humanité, à son besoin d’amour, de pardon, de sincérité, de réconfort et d’encouragement qui ne connaît pas de frontières. Le Pape argentin a concentré son message sur la miséricorde de Dieu ; avec une grande simplicité, il va à l’essentiel du message chrétien et les gens l’ont compris.

Cependant, il ne faudrait pas que cet engouement planétaire se limite à sa personne. Le Pape François a donné le ton et toute l’Eglise devrait adopter son style pastoral. C’est à cela que doivent servir les fameuses réformes dont on parle tant.

Certes, le Saint-Père a pris de nombreuses initiatives visant à rendre les structures et les organisations de l’Eglise plus transparentes et efficaces, et surtout plus conformes à la mission essentielle de l’Eglise, à savoir l’annonce de l’Evangile jusqu’aux frontières du monde, jusqu’aux périphéries. Mais on aurait tort de s’attarder outre-mesure sur des décisions qui constituent un aspect secondaire de son pontificat, l’essentiel étant l’annonce de l’Evangile et la mission de l’Eglise.

Une Eglise en mouvement

Il existe une cohérence profonde entre le style du premier pape jésuite de l’histoire et la spiritualité ignatienne : l’insistance sur la marche, sur l'écoute la volonté de Dieu, sur la transmission de l’amour de Dieu parmi les hommes.

En clair, par son exemple, son implication personnelle, ses messages et ses initiatives, le Pape François a mis l’Eglise en marche, en mouvement. Nous sommes appelés à nous convertir, à accueillir les surprises que Dieu nous réserve et à comprendre ce qu’Il nous demande. C’est la grande nouveauté de ce pontificat.