Une consultation élargie pour le synode sur la famille

Par Mgr Baldisseri

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1532 clics

Plus de collégialité, une consultation élargie : c'est ce que le pape François a voulu pour le IIIe synode « extraordinaire » des évêques sur la famille, qui aura lieu du 5 au 19 octobre 2014 au Vatican.

Le « document préparatoire » du synode - sur le thème : «Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » - a été présenté ce matin, 5 novembre, au Vatican.

Parmi les intervenants : Mgr Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode, le cardinal Péter Erdő, archevêque d'Esztergom-Budapest et rapporteur général de l'Assemblée et Mgr Bruno Forte, secrétaire spécial de l'Assemblée.

Le document préparatoire, a précisé Mgr Baldisseri, a été envoyé aux conférences épiscopales locales, aux synodes orientaux, et aux dicastères de la Curie romaine, « qui sont déjà à l'œuvre ». Ils devront faire parvenir leurs réactions au secrétariat du synode avant la fin du mois de janvier 2014.

Ensuite, le Conseil du Secrétariat se réunira au cours du mois de février, afin d'analyser les réponses des Églises locales en vue de la rédaction de l'"Instrumentum laboris" ou "document de travail", qui servira de base aux discussions du synode.

Bien que les échanges entre les Églises locales et Rome soient prévus par le Règlement, la préparation du prochain synode présente quelques nouveautés, « à la fois parce que la méthodologie synodale est en cours de révision générale actuelle », et à la fois « parce que c'est une assemblée 'extraordinaire' », a expliqué Mgr Baldisseri.

Le document contient, en plus d'une présentation générale sur la question, avec des éclairages bibliques et magistériels, un questionnaire sur les principaux défis liés à la famille.

Au niveau local, l'archevêque a annoncé que le processus de consultation serait élargi : les diocèses ont été invités à faire circuler le document « dans les doyennés et paroisses » afin d'obtenir « des données concrètes et réelles sur le thème synodal ».

Ce n'est pas une totale nouveauté, puisque le Règlement prévoit que « bien que les premiers destinataires de ce document soient les évêques et les Conférences épiscopales, ceux-ci ont toute liberté d'élargir leur base de consultation ». Mais cette fois-ci, il s'agit d'une invitation expresse.

En outre, a poursuivi Mgr Baldisseri, l'institution synodale est amenée à devenir davantage « un outil réel et effectif de la communion, par lequel la collégialité souhaitée par le Concile Vatican II puisse s'exprimer et se réaliser ».

Ainsi, a-t-il expliqué, le pape François souhaite adapter l'activité du Secrétariat général du synode, y compris par une restructuration de son siège, « afin qu'elle puisse mieux promouvoir la collégialité épiscopale, cum Petro et sub Petro, dans la gouvernance de l'Église universelle ».

Enfin, Mgr Baldisseri a évoqué le caractère « extraordinaire » du synode, justifié par « la crise sociale et spirituelle du monde d'aujourd'hui », qui a « un impact sur la vie familiale et crée une situation de véritable urgence pastorale ».

Selon l'article 345 du droit canon, le synode des évêques se réunit en Assemblée générale extraordinaire pour traiter « d'affaires qui demandent une décision rapide » (cf. Zenit du 8 octobre 2013).