Une « doc-catho.com » consacrée à Rencontre mondiale des mouvements

Bilan d’une Pentecôte

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ROME, Lundi 19 juin 2006 (ZENIT.org) – La documentation catholique consacre le dossier de son édition du 2 juillet 2006 (http://www.doc-catho.com, n. 2361) à la Rencontre mondiale des mouvements et communautés nouvelles, à Rome, pour la Pentecôte.



Le numéro propose le message de Benoît XVI au Congrès mondial, l’homélie de Benoît XVI, Place Saint-Pierre, l’intervention de Chiara Lubich, l’allocution de Mgr Stanislas Rylko, et l’allocution de Mgr Josef Clemens, lors des premières vêpres de la Pentecôte.

Au sommaire de cette édition également , et entre autre, des réflexions sur « Les ministères institués, une chance pour l’Église », par Mgr Gérard Defois, et de Mgr Hippolyte Simon sous le titre : « Non, non, non, trois fois non à la précarité ! », et de Mgr Éric Aumônier intitulée : « Radar ou boussole ».

Voici une réfléxion du P. P. Vincent Cabanac, Assomptionniste, rédacteur en chef, sur l’événement.

L’Esprit unifie

Des centaines de milliers de participants étaient au rendez-vous du grand rassemblement de 123 Mouvements ecclésiaux et Communautés nouvelles réunis à Rome pour la Pentecôte. Après une première invitation de Jean-Paul II en mai 1998 (1), Benoît XVI a voulu de nouveau les encourager et leur tracer la route puisqu’ils participent à l’élan missionnaire de l’Église. Si son prédécesseur avait lancé trois appels (2), le Pape actuel a préféré insister sur trois dons de l’Esprit: la vie, la liberté et l’unité. Sans doute était-ce pour harmoniser leurs multiples formes d’action avec l’indispensable consolidation de l’unité de l’Église.

Apparus pour la plupart dans la deuxième moitié du XXe siècle, surtout dans les années 1960-1980, les Mouvements ecclésiaux et Communautés nouvelles se sont essentiellement développés dans les pays occidentaux et d’Amérique. Une même forme d’organisation ne s’est pas imposée et de grandes différences demeurent entre l’Arche, lancée par Jean Vanier pour l’accueil et l’accompagnement des personnes handicapées, et le renouveau charismatique (de l’Emmanuel aux Béatitudes); entre les Équipes Notre-Dame et «Communion et Libération»; entre les Focolari et les Cursillos…

Ces nouveaux acteurs de la vie ecclésiale n’ont pas tous été exempts de péchés de jeunesse en affirmant qu’ils étaient le seul avenir de l’Église, faisant fi parfois de la grande tradition des autres mouvements spirituels ou communautaires. Aux quelques prétentions des néophytes, se sont ajoutées aussi la fragilité des commencements, une relative inexpérience spirituelle et l’inadéquation avec le droit commun de l’Église de certains de leurs textes normatifs. La mesure récente du Pape Benoît XVI envers le Chemin néocatéchuménal en est une preuve (3). Enfin, l’enthousiasme de leurs membres a pu effrayer des catholiques marqués par une tradition plus ancienne.

Mais on ne peut nier la fécondité, l’élan missionnaire et l’aptitude de ces Communautés et Mouvements à accueillir et accompagner nombre de personnes revenues à la foi. Face à la sécularisation, des chrétiens s’ouvrent à l’accueil de l’Esprit qui « donne aux croyants une vision supérieure du monde, de la vie, de l’histoire et [qui] fait d’eux des gardiens de l’espérance qui ne déçoit pas » (4).

À l’exemple du benjamin de la fratrie secouant ses aînés qui se satisfont de ce qui existe, les Mouvements ecclésiaux et les Communautés nouvelles apportent un bol d’air frais à l’Église et un dynamisme pastoral et spirituel. Cependant, tout en préservant et développant leur identité propre, les membres de la « famille » doivent tous concourir à l’unité de l’Église.