Une Eglise divisée, vulnérable devant les ennemis du genre humain

Servir les pauvres et promouvoir l'unité c'est tout un

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 1168 clics

Le martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire de la bienheureuse Bolislave Marie Lament, fondatrice polonaise (1862-1946) pour qui servir les pauvres et promouvoir l’unité des baptisés c'est tout un.

Bolislave Marie Lament fonda en effet lesSœurs missionnaires de la Sainte-Famille pour secourir les pauvres, instruire les jeunes filles et servir la promotion de l'Unité des chrétiens. Les tragédies du XXe siècle allaient forger en elle cette conviction qu'une Eglise divisée est vulnérable devant les ennemis du genre humain.

Née à Lowicz, dans une famille croyante et priante, elle fit sienne très tôt cette exhortation de saint Ignace: "Pour la plus grande gloire de Dieu", et elle se mit à organiser les secours pour les pauvres et les malades. Des compagnes la rejoignirent et devinrent les premiers membres de la nouvelle communauté. Celle-ci se développa à Saint-Petersbourg, Mohilev, et Zytomierz.

Après la première guerre mondiale, Bolislave se rendit elle-même à Pinsk, Vilnius, et Bialystok, au milieu des embûches de la faim, et de l'instabilité politique.

Ainsi, c'est en servant les plus pauvres qu'elle prit conscience de l'urgence de l'unité des chrétiens. Le rapprochement entre Catholiques et Orthodoxes fut désormais son souci permanent. A sa mort, le 29 janvier 1946, des chrétiens de toutes les confessions vinrent lui rendre hommage.