« Une magistrale tromperie » : Documentaire sur les mystifications du DVC présenté à Rome

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ROME, Mardi 16 mai 2006 (ZENIT.org) – « Une tromperie magistrale » : c’est le titre d’un documentaire sur les mystifications du Da Vinci Code présenté à Rome ce 16 mai. Mais pour le P. O’Collins, c’est une « chance » pour les catholiques préparés : il a créé un « public énorme » qui attend …



« Le Da Vinci Code: une magistrale tromperie »: tel est le titre du documentaire réalisé par Mario Biasetti pour l’agence « Rome Reports News », qui raconte comment le roman de Dan Brown est construit sur un château de mystifications.

La vidéo a été présentée aujourd’hui à la Salle de presse étrangère de Rome, avec la participation d’un expert en histoire de l’art, Elizabeth Lev et du théologien jésuite de l’université pontificale grégorienne, le P. Gerald O’Collins, qui a répondu aujourd’hui aux questions de Radio Vatican au sujet des erreurs diffusées par le roman.

« Brown raconte, explique-t-il, que c’est sous la pression de l’empereur Constantin, que la divinité du Christ a été proclamée pour la première fois en 325. C’est tout simplement faux. Dans le Nouveau Testament, l’évangile de Jean dit : ‘Mon Seigneur et mon Dieu’, et les lettres de Paul affirment de façon répétée la foi au Christ en tant que ‘Seigneur divin’ ! La divinité du Christ n’est pas une doctrine inventée au IVe siècle, mais elle remonte aux débuts du christianisme. Et puis, il y a le mensonge de Brown quant aux évangiles : selon lui, au temps de Constantin, il y avait en circulation 8 évangiles : Constantin en aurait imposé 4. Evidemment, Brown ne sait pas que déjà au IIe siècle, nos 4 évangiles étaient déjà officiellement reconnus par saint Irénée et par d’autres Pères de l’Eglise, soit deux cents ans avant Constantin ! »

A propos de la relation entre Jésus et Marie de Magdala présentée par Dan Brown (des thèses qui ne sont certes pas neuves) le P. O’Collins, précise : « Le résultat est de réduire Jésus à un niveau humain, d’un homme marié, chef d’un mouvement religieux, mais un Jésus qui ne peut pas satisfaire notre faim spirituelle. Le livre de Dan Brown est l’un des nombreux livres qui ont cherché à attaquer la figure de Jésus. Brown et les autres trouvent que Jésus est une figure peu commode et derrière ce livre je crois qu’il y a une tentative de réduire Jésus à un simple niveau humain ».

Mais comment expliquer l’engouement du public pour ces thèses sans fondement ? Pour le jésuite, cela révèle l’ignorance de tant de personnes, « une ignorance ‘abyssale’ dans les domaines de l’histoire des Saintes Ecritures » et qui est « de notre faute ».

« Nous, les professeurs, nous ne sommes pas arrivés à enseigner suffisamment la vraie histoire de l’Eglise, ou la genèse des nos évangiles canoniques. Brown met en évidence la crédulité et l’ignorance de millions de personnes. C’est un roman policier, avec un peu de sexe, un peu de religion, une conspiration, un cocktail qui marche assez bien ».

En somme, le P. O’Collins souligne que « le résultat positif de ce livre et du film pourrait être la création de nombreux groupes d’étude ». « L’an dernier, ajoute-t-il, je suis allé parler du DVC aux Etats-Unis, une fois devant 400 personnes, une autre fois devant encore davantage. Il a créé un public, il a provoqué l’intérêt, et maintenant, la responsabilité des catholiques préparés des professeurs de religion, notre responsabilité, est de répondre à la faim spirituelle des gens. Nous avons maintenant un public énorme, pour le moment… ».