Une religieuse nommée "numéro trois" d’un dicastère romain

Sous-secrétaire de la congrégation pour les instituts de vie religieuse

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CITE DU VATICAN, Dimanche 25 avril 2004 (ZENIT.org) – C’est une première : une religieuse italienne devient "numéro trois" d’un dicastère romain.



Jean-Paul II a en effet nommé sous-secrétaire de la congrégation romaine pour les Instituts de vie religieuse et les Sociétés de Vie apostolique, Sœur Enrica Rosanna, salésienne des Filles de Marie Auxiliatrice, professeur à la faculté pontificale des Sciences de l’Education "Auxilium" de Rome.

Soeur Enrica Rosanna est née à Busto Arsizio, dans la province italienne de Varese et elle est âgée de 66 ans.

Sociologue de formation, et experte en pédagogie, elle a été présidente de l’Auxilium. Elle a été appréciée comme experte au cours de différents synodes.

En 1996, elle a fait partie de la Commission des "Sages" instituée par le ministre italien de l’Instruction publique.

Le dicastère dont Sr Rosanna devient sous-secrétaire s’occupe, en dépit de son nom, de toutes les formes de vie consacrée, les instituts religieux, les sociétés de vie apostolique, les instituts séculiers, l’ordo virginum, et il se penche aussi sur les formes d’engagement au célibat dans les "communautés nouvelles". Et dans toutes ces formes de vie au service du Royaume, les femmes sont de loin les plus nombreuses.

Cette charge comporte des "pouvoirs juridictionnels" souligne Radio Vatican qui a recueilli la réaction de la religieuse.

"J’ai accueilli cette nomination avec foi, a déclaré Sr Rosanna, avec la certitude que si un geste de confiance à mon égard a été fait par le Saint-Père et par l’Eglise, le Seigneur me donnera la force, le courage et aussi l’enthousiasme pour répondre. Je me sens, je l’avoue, un peu perdue. Mais je sens le soutien de la prière et le soutien de tous les religieux et en particulier de mes consœurs".

A propos de l’affirmation de Jean-Paul II dans "Mulieris Dignitatem" que la sensibilité de la femme "sauvera l’humanité", sr Rosanna commente: "parce qu’elles sont capables de compassion, parce qu’elles savent apprécier la beauté, parce qu’elles sont capables de sacrifice, parce qu’elles sont capables d’aller là où on a besoin d’elles, et qu’elles sont capables de voir au-delà de la vie ordinaire pour aller là où manque la vie et toute chose".

Elle affirme: "Je crois que les femmes, justement parce qu’elles sont mères de la vie, peuvent apporter à notre société de mort un souffle de vie, un sens concret de la vie. Je souhaite que moi aussi, à travers ma mission, je puisse porter ce souffle de vie là où il manque".

On se souvient que le 6 mars dernier, deux théologiennes, dont une religieuse, ont été nommées membres de la Commission théologique internationale, présidée par le cardinal Joseph Ratzinger, et que le 9 mars, le pape a nommé Mme Mary Ann Glendon présidente de l’Académie pontificale des Sciences sociales (cf. ZF04030902).