Une sainte qui fut épouse et mère, puis religieuse et fondatrice

Jean-Paul II indique le secret de sa force intérieure

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 516 clics

Le martyrologe romain fait mémoire, entre autres, le 21 mars, d'une sainte italienne qui fut épouse et mère, puis religieuse et fondatrice, Bénédicte Cambiagio Frassinello (1791-1858), du vivant de son mari et avec son aide. Fécondité inattendue du sacrement du mariage.

Cette jeune femme de Gênes, en Italie du Nord, a été béatifiée par Jean-Paul II en 1987 et canonisée par lui en 2002. Elle se laissa conduire par l'Esprit à travers le mariage puis de la consécration religieuse jusqu'à créer un Institut qu'elle a dirigé - cas unique dans l'hagiographie chrétienne -, avec la collaboration généreuse et discrète de son mari.

A l'âge de 20 ans avait fait une expérience intérieure forte qui fit grandir son amour de la prière et de la pénitence et son désir de se consacrer à Dieu. Mais, en 1816, elle épousa Jean-Baptiste Frassinello.

Après deux ans, d’un commun accord, les époux firent voeu de chasteté. Ensemble, ils soignèrent une sœur de Bénédicte, Marie, atteinte d'un cancer. En 1825, à la mort de Marie, Jean-Baptiste entra au noviciat des Pères Somaschi et Bénédicte chez les Ursulines de Capriolo.

Mais en 1826, en raison de sa santé, Bénédicte revint à Pavie. Guérie miraculeusement à la prière de saint Jérôme Emilien, elle décida de s'occuper des jeunes filles, avec l'approbation de l'évêque Mgr Louis Tosi. L’évêque fit revenir Jean-Baptiste pour l’aider.

Les époux renouvelèrent leur vœu de parfaite chasteté devant l'évêque et ils se dédièrent à l'éducation des jeunes filles pauvres et abandonnées: les “Sœurs Bénédictines de la Providence” allaient naître.

Le 21 mars 1858, la fondatrice s’éteignit, au jour et à l'heure qu'elle avait annoncés.

Jean-Paul II a dit d'elle le jour de sa béatification qu'elle avait su "gagner aussi son époux, Giovanni Battista Frassinello, à son idéal de don total au Christ". C'est ainsi qu'elle fonda cette oeuvre consacrée à l'éducation des jeunes filles sans ressources.

Le pape indiquait "le secret de sa force intérieure" dans "l'Eucharistie, force de courage, de lumière, de constance, le plein abandon à la Providence divine, le fait de faire tout seulement par amour de Dieu et pour lui faire plaisir".

C'est ainsi, disait-il, qu'elle réussit à surmonter "les hostilités suscitées contre elle", sûre que "quand Dieu veut une chose, il ne manque pas d'accorder les moyens nécessaires".