Une sainte veuve consacrée à Dieu jusqu'au martyre

Sous la terrible persécution d'Elizabeth Ière

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 403 clics

Le martyrologe romain fait mémoire, le 27 février, de la sainte martyre anglaise,  Anne Line, veuve consacrée à Dieu (v.1565-1601).

Le noble anglais Guillaume Heigham, de Dunmow, dans l’Essex, un fervent calviniste, avait deux enfants, Guillaume et Anne, qui n’avait pas vingt ans. Lorsqu’ils décidèrent tous les deux d’embrasser la foi catholique, il les déshérita.

Anne épousa Ruggero Line, de Ringwood, dans le New Forest, lui aussi entré dans l'Eglise catholique et… déshérité. Emprisonné pour avoir assisté à la messe, il dut s’exiler en Flandres où il mourut en 1594.

Douloureuse, atteinte d’une maladie chronique, et sans ressources, Anne décida cependant de consacrer le reste de sa vie aux persécutés.

Les jésuites lui confièrent la direction de la maison fondée à Londres par Jean Gérard. Elle organisait les déplacements et l’hébergement des prêtres de passage, faisait l’école aux enfants, brodait des ornements liturgiques. Pour sceller son statut de veuve, elle prononça les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance.

Or, en 1587, Jean Gérard réussit à s’évader de la Tour de Londres! La reine Elisabeth Ière était implacable. Surveillée, Anne déménagea, mais elle fut découverte. Le P. François Page, s’apprêtait à célébrer la messe dans sa maison, le jour de la Chandeleur, lorsque les forces de l’ordre firent irruption, arrêtant Anne et d’autres fidèles. Le jésuite réussit  à s’échapper.

Anne fut jugée le 26 février, et elle fut condamnnée à la pendaison pour avoir offert abrité un prêtre catholique. Avant d’être suppliciée, le lendemain, 27 février, à Tyburn, elle embrassa le bois de la potence et fit une dernière prière.