Une vie offerte pour que "tous soient un"

Sarde et impétueuse

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 517 clics

Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire de la bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu, vierge (1914-1939), inspirée par le P. Couturier.

Son nom ne ment pas: elle était Sarde, et avait le caractère bien trempé des Sardes. Elle était obstinée et impétueuse.

"La jeune Marie Sagheddu - qui était têtue et dure de nature, selon la description qu'en ont donné les témoins et sa sainte maman elle-même -, a réussi à réaliser cette "conversion du cœur" que saint Benoît demande à ses fils", a pu dire Jean-Paul II lors de sa béatification.

Elle fit en effet ses premières armes dans le mouvement de la Jeunesse féminine de l'Action catholique, en Sardaigne. Puis, à vingt-et-un ans, elle franchit la mer et entra au monastère trappiste de Grottaferrata, dans les environs de Rome.

C'est sous l'influence des écrits de l'abbé Couturier, qu'elle décida, pendant la semaine de prière pour l'Unité des chrétiens de 1938, d'offrir sa vie afin que "tous soient un".

Jusqu'à sa mort, elle souffrit de maladies douloureuses et de rudes épreuves intérieures, héroïquement fidèle à ce que le concile Vatican II appellera "l'œcuménisme spirituel".

"Elle est au plan historique, soulignait encore le pape Jean-Paul II, la première bienheureuse à sortir des rangs de la Jeunesse féminine de l'Action catholique, la première des moniales et des moines trappistes, la première de ceux qui travaillent au service de l'unité. Quatre primats obtenus à "l'école du service divin" que nous a laissé le grand patriarche saint Benoît".

Sa béatification  a eu lieu en la basilique papale de Saint-Paul-hors-les-Murs, en  la fête de la Conversion de saint Paul, le 25 janvier 1983, Année sainte de la Rédemption, comme un couronnement de la semaine de prière pour l'unité.